Les représentants des créanciers de la Grèce, l'Union européenne et le FMI entament aujourd'hui à Athènes les discussions avec les autorités grecques visant à finaliser un nouveau prêt, a annoncé hier la Commission européenne.
« Les équipes arrivent à Athènes aujourd'hui et les réunions commenceront immédiatement », a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Commission. Ce dernier n'a toutefois pas précisé si ces équipes seraient dans un premier temps uniquement composées d'experts, ou incluraient également les chefs des délégations des quatre institutions concernées, la Commission, la Banque centrale européenne (BCE), le Mécanisme européen de stabilité et le Fonds monétaire international (FMI).
Une source du ministère grec des Finances avait indiqué samedi que ces chefs de mission n'arriveraient que d'ici à jeudi, fixant également à demain le début des discussions.
Le flou n'a cessé de planer ces derniers jours sur la date d'arrivée de cette mission, sur fond de fortes réticences du gouvernement grec de gauche radicale à accepter une reprise sur le même modèle des visites opérées avant son arrivée au pouvoir en janvier par les représentants des créanciers, alors désignés collectivement sous le nom de troïka.
« Le retard des chefs de mission est dû à des raisons techniques et non pas à des raisons politiques ou diplomatiques », a affirmé samedi une source du ministère grec.
Ces discussions ont pour enjeu de finaliser d'ici au 20 août un troisième prêt à la Grèce, sur trois ans pour plus de 82 milliards d'euros. Le principe en a été convenu le 13 juillet entre les dirigeants des pays de la zone euro après des négociations marathon pour éviter un Grexit. Athènes et Bruxelles souhaitent que cette négociation aboutisse d'ici à « la deuxième quinzaine d'août ». La Grèce, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d'euros à la BCE le 20 août, puis 1,5 milliard au FMI en septembre.
Le retour à Athènes des représentants des institutions créancières, qui ont prêté au pays quelque 240 milliards d'euros depuis 2010, a été imposée à la Grèce dans le cadre de l'accord du 13 juillet.
Le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est engagé dans une série de coupes budgétaires et de réformes prorogeant une austérité dont il avait promis d'en finir, ainsi que sur le détail du calendrier des négociations.
(Source : AFP)

