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Liban - Crise

Jreige et Chaptini chez Salam : Le mandat donné au gouvernement en l’absence d’un président est bien précis

Le ministre de l'Information craint « une décision difficile » de Tammam Salam

M. Jreige s’entretenant avec le Premier ministre. Photo Ani

Le chef du gouvernement, Tamamm Salam, a reçu hier au Sérail la ministre des Déplacés, Alice Chaptini, puis son collègue à l'Information, Ramzi Jreige, venus tous les deux lui faire part de leur solidarité et discuter avec lui de solutions possibles à la crise en cours.
Dans leurs déclarations respectives à la presse, Mme Chaptini et M. Jreige se sont félicités de la façon avec laquelle Tammam Salam gère le gouvernement et le mécanisme de prise de décision en Conseil des ministres. « Cette approche assure une participation effective de tous les blocs et de tous les ministres et normalement barre la voie à toute paralysie du gouvernement », a déclaré M. Jreige qui a plaidé pour l'élection d'un président de la République « conformément à la Constitution et aux exigences du Pacte national ». Selon lui, le boycottage des réunions électorales à la Chambre est « un coup porté à la participation chrétienne à la tête de l'État ». Le ministre s'est de nouveau arrêté sur les prérogatives assumées par le Conseil des ministres en l'absence d'un président en insistant sur le fait qu'elles se « limitent au mécanisme prévu dans l'article 65 de la Loi fondamentale qui prévoit la prise de décision, soit par l'entente, soit par le vote, à la majorité simple ou alors absolue mais dans certains cas très précis qui sont au nombre de 14 ».
M. Jreige a rappelé que Tammam Salam a opté pour l'entente et non le vote, « ce qui a permis de nombreuses réalisations ». « Mais l'entente n'est pas synonyme d'unanimité et encore moins de recours au blocage », s'est indigné le ministre, qui a ajouté : « Après ce qui s'est passé aux cours des deux derniers Conseils des ministres, le chef du gouvernement ne peut plus se contenter d'assister en spectateur au blocage de son équipe. Je crains qu'il ne prenne une décision difficile, lui permettant peut-être de sauvegarder le prestige du gouvernement ainsi que sa dignité », en allusion à une éventuelle démission. Une telle décision reste cependant tributaire du comportement du clan aouniste, selon les explications du ministre.
Mme Chaptini a pour sa part indiqué à la presse qu'elle était venue demander une nouvelle fois au Premier ministre de charger une équipe d'experts de définir avec précision ce qu'implique le « mandat » accordé par la Constitution au gouvernement en l'absence d'un président, partant du principe qu'il ne s'agit pas d'un point constitutionnel. Elle a estimé en substance que le bloc aouniste confond les deux concepts de partenariat et de mandat.
Contrairement à son collègue de l'Information, elle a exclu une démission de M. Salam, en relevant qu'il est « doté d'une forte dose de patience ». « Il œuvre toujours dans la perspective d'une solution », a-t-elle assuré.
Le chef du gouvernement a par ailleurs reçu la visite de l'ambassadeur d'Iran, Mohammad Fathali, qui lui a fait part des principales dispositions de l'accord sur le nucléaire conclu entre l'Iran et les 5+1, et de son impact éventuel sur la région. Le diplomate s'est rendu dans le même but auprès du chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun, à Rabieh.

Le chef du gouvernement, Tamamm Salam, a reçu hier au Sérail la ministre des Déplacés, Alice Chaptini, puis son collègue à l'Information, Ramzi Jreige, venus tous les deux lui faire part de leur solidarité et discuter avec lui de solutions possibles à la crise en cours.Dans leurs déclarations respectives à la presse, Mme Chaptini et M. Jreige se sont félicités de la façon avec laquelle Tammam Salam gère le gouvernement et le mécanisme de prise de décision en Conseil des ministres. « Cette approche assure une participation effective de tous les blocs et de tous les ministres et normalement barre la voie à toute paralysie du gouvernement », a déclaré M. Jreige qui a plaidé pour l'élection d'un président de la République « conformément à la Constitution et aux exigences du Pacte national ». Selon lui, le...
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