Dans son prêche du vendredi, hier, à la mosquée l'Imam Hussein à Bourj Barajneh, le mufti jaafari, le cheikh Ahmad Kabalan, s'en est violemment pris à la classe politique « préoccupée seulement par le pouvoir, les postes, les acquis et ses ambitions », l'appelant à « revenir à sa conscience » et reprochant aux autorités d'avoir « lamentablement échoué à gérer le pays ».
Son discours fait écho à celui que le bloc parlementaire du Hezbollah avait tenu jeudi au terme de sa réunion hebdomadaire. Dans son communiqué, le bloc de la formation chiite avait sonné le glas de l'État l'accusant d'être « rongé par la corruption ».
« Nous ne voulons pas pousser les gens au désespoir, mais nous sommes tenus de leur dire que ce pouvoir a échoué lamentablement à édifier un État et gérer les institutions. La crise dans laquelle nous sommes plongés et l'incapacité de ce pouvoir à la régler sont une preuve de son incompétence. Cette classe politique ne connaît pas ses responsabilités, et même si elle les connaît, elle n'est pas disposée à assumer son devoir parce que son sens patriotique a été étouffé par les tiraillements entre les différentes parties, en quête soit de plus de pouvoir, soit de plus de prérogatives », a fulminé le mufti. Et de poursuivre, dans une allusion au durcissement de position aouniste par rapport au mécanisme de décision en Conseil des ministres et au dossier de la présidentielle : « Ils réclament des droits dans un État qu'ils ont ébranlé avec leurs divergences politiques au point de le paralyser et de bloquer ses institutions, le transformant d'un pays touristique en un pays où l'insécurité est de mise et où les déchets jonchent les rues. »
Ahmad Kabalan a lancé un appel à l'ensemble des Libanais, « musulmans et chrétiens », les encourageant à « se révolter contre cette situation dramatique et ces politiques anormales ». « Ne vous attendez pas à une entente ou à des solutions, et encore moins à l'élection d'un président ou à un accord sur le mécanisme de décision en Conseil des ministres, parce que les responsables ne connaissent que les conflits et les politiques vindicatives. Attendez-vous à plus de chaos et plus de pauvreté. Il n'y a plus d'hommes dans ce pays », a-t-il dit.
Liban
Le coup de gueule du mufti jaafari : Il n’y a plus d’hommes au Liban
OLJ / le 25 juillet 2015 à 00h00


QUAND À LA PHRASE DU MUFTI JAAFARI : IL N'Y A PAS D'HOMMES AU LIBAN... EH BIEN, LA VÉRITÉ C'EST QU'IL N'Y EN A PAS ! IL N'Y A QUE DES PANURGES CRIMINELS ET DES MOUTONS QUI SUIVENT ET BÊLENT... ET SI CERTAINES VOIX REBELLES ET PATRIOTIQUES SE FONT ENTENDRE DE TEMPS EN TEMPS ON LES FAIT TAIRE POUR TOUJOURS !!!
10 h 44, le 26 juillet 2015