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Documentaires

Amy, Joe, Kurt et Bob (dé)masqués

Il y a quatre ans jour pour jour, le 23 juillet 2011, disparaissait l'icône de la pop anglaise Amy Winehouse. L'addiction à l'alcool, ses penchants dépressifs et les tabloïds avaient eu raison d'elle. « Amy », le documentaire d'Asif Kapadia présenté durant le dernier Festival de Cannes, tente de percer les mystères qui nimbaient la vie de la Britannique. Voici quatre documentaires qui ont fait tomber le(s) masque(s) des idoles pop et modifié le regard des fans.

Comme d’autres artistes, Amy Winehouse cachait ses fragilités derrière un charisme hors du commun.

Amy (2014)
Avec les propres mots de la chanteuse et ceux de son entourage, Asif Kapadia raconte l'histoire de cette jeune femme au talent jazz et au charisme si incommensurable qu'il ne pouvait que capter l'attention du monde entier. En écrivant à propos de ses failles, Amy Winehouse espérait ainsi conjurer ses démons, mais la médiatisation de sa vie à outrance était trop difficile à supporter. Avec Amy, le réalisateur des films Senna et The Warrior se demande ce qui se cache derrière cette voix hors du commun et ces frasques.
Qu'elle s'abrite derrière une couverture dans l'intimité, ou de l'objectif des caméras qui la poursuivent dans la rue, Amy crée le malaise, sans doute parce que le film est constitué d'images récoltées, dont certaines ont été filmées sans la permission de la chanteuse. Certaines séquences, moins ouvertement voyeuristes, la montrent se confiant à propos de sa dépression. En juillet 2011, la pop star rejoignait tristement Kurt Cobain, dans le club des 27 aux côtés de Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison.

Joe Strummer : The Future is Unwritten (2007)
Bono, Mick Jagger, Jim Jarmusch, Martin Scorsese, Johnny Depp : voilà quelques-unes des guests-stars de luxe qui apparaissent dans le film de Julien Temple. Tous viennent clamer leur amour du leader du groupe punk The Clash dans ce documentaire qui aborde la vie chaotique du musicien britannique. Proche du chanteur, Julien Temple est parvenu à déterrer de vieux super-8 oubliés sur lesquels on reconnaît Strummer enfant sur des films de famille ou à peine sorti de l'adolescence pendant les répétitions des Clash. Ce documentaire de 119 minutes permet de prendre pleinement conscience de l'aspect politique des chansons de Strummer. Et de son évolution : la révolte durant les années 70 se transformera vite en humanisme et en altruisme sincère au cours des décennies suivantes.

Kurt Cobain : Montage of Heck (2015)
Le réalisateur Brett Morgen aborde la vie grunge du guitariste de Nirvana, auteur des tubes Smells Like Teen Spirit et Come as You Are. Sa vie, depuis son enfance à Aberdeen dans l'État de Washington, et rien que sa vie. Le documentaire s'arrête un mois avant le suicide du chanteur en avril 1994. Images et vidéos intimes, notes personnelles, brouillons et carnets de croquis : pour Montage of Heck, le réalisateur a exhumé les archives personnelles de Kurt Cobain avec l'accord de son ex-conjointe Courtney Love, et de la fille du rockeur Frances, productrice de l'œuvre. Le film fascine autant qu'il agace avec ses rushs montrant le couple en perdition dans leur intimité. Kurt y apparaît même en pyjama et avec les cheveux rouges. Dave Grohl, le batteur du groupe Foo Fighers, qui n'apparaît pas dans le film, a récemment confié au Washington Post qu'il avait regardé les dix premières minutes du documentaire et qu'il était « terrifié » à l'idée d'en regarder davantage.

Marley (2012)
À l'image de Montage of Heck, le documentaire de Kevin Mac Donald Marley a été adoubé par la famille Marley. Son fils Damian Marley, émouvant de sincérité lors de ses témoignages, est d'ailleurs l'un des producteurs exécutifs du film. Pendant plus de deux heures, Marley mêle sagement images d'archives et parcours tant musical que spirituel – rastafari – du plus connu des chanteurs jamaïcains. Le film met au jour toute l'aigreur du métis repoussé et moqué par ses camarades qu'il était pendant son enfance. Il montre aussi sa déception d'avoir été rejeté par la famille de son père anglais, un père qu'il n'aura jamais vraiment connu, mais à qui il fait un pied de nez dans sa chanson Cornestone. Le chanteur, décédé à Miami en 1981, aurait fêté ses 70 ans cette année.


Amy (2014)
Avec les propres mots de la chanteuse et ceux de son entourage, Asif Kapadia raconte l'histoire de cette jeune femme au talent jazz et au charisme si incommensurable qu'il ne pouvait que capter l'attention du monde entier. En écrivant à propos de ses failles, Amy Winehouse espérait ainsi conjurer ses démons, mais la médiatisation de sa vie à outrance...

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