Militaires otages
Les familles dénoncent des « tentatives de politiser » l'affaire
Le frère du soldat enlevé Ibrahim Mghayt, Nizam Mghayt, a dénoncé hier, dans une déclaration à la presse, « les tentatives de politiser un dossier national d'une envergure aussi importante que celle du dossier des militaires otages » du Front al-Nosra et de l'organisation État islamique depuis août dernier. « Nous sommes habités par la douleur et l'angoisse jour et nuit, et il se trouve encore des gens détestables qui essaient de semer la zizanie parmi nous », a ajouté le jeune homme, dont le frère est otage de l'EI depuis voilà bientôt un an, mais sans donner de précisions. « Nous avons affirmé hier que nous soutenons les bienfaiteurs qui nous aident, et le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, fait partie de ces personnes-là. Que personne ne tente de semer la discorde entre les familles des otages et le général Ibrahim », a-t-il enfin lancé.
Pour sa part, le père de l'otage Mohammad Youssef, Hussein Youssef, a réaffirmé faire confiance au Premier ministre Tammam Salam, au ministre de la Santé Waël Bou Faour, au général Abbas Ibrahim et au général Mohammad Kheir, secrétaire général du Haut-Comité du secours, qui travaillent pour la clôture de ce dossier.
Diplomatie
Le vice-président irakien chez Salam
Le chef du gouvernement, Tammam Salam, a reçu hier le vice-président irakien, Iyad Allaoui, pour un entretien qui a porté sur la situation dans la région. Il a également passé en revue l'actualité locale avec le ministre du Travail, Sejaan Azzi, qui, interrogé plus tard au sujet du Conseil des ministres de demain, s'est contenté de répondre : « L'heure est à la résistance et non pas au retrait, à la confrontation et non pas à la reddition. »
Nucléaire
Ahmad el-Assaad revient à la charge
Au cours d'une conférence de presse qu'il a tenue hier, le secrétaire général de l'Option libanaise, Ahmad el-Assaad, a de nouveau stigmatisé l'accord sur le nucléaire entre l'Iran et le G5+1, le désignant comme étant « une véritable catastrophe pour le Liban et la région et une victoire éclatante pour l'Iran ». Estimant que cet accord « n'a pas permis d'atteindre l'objectif pour lequel des négociations avaient été engagées avec Téhéran, à savoir empêcher l'Iran de monter une bombe nucléaire », il a jugé primordial pour la communauté internationale de « détruire l'infrastructure nucléaire iranienne ».
M. Assaad a vivement critiqué la politique suivie par l'administration américaine d'autant, a-t-il dit, qu'un assainissement des finances iraniennes après la levée des sanctions économiques internationales contre Téhéran « va se répercuter positivement sur le Hezbollah. Il va être de plus en difficile de mettre fin à la mainmise du Hezbollah sur les institutions de l'État. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef