Le vice-chancelier et ministre de l'Economie allemand Sigmar Gabriel a mis en avant, lors d'un discours lundi dans la capitale iranienne, la sécurité d'Israël comme condition à de bonnes relations entre l'Iran et l'Allemagne, ce qui a immédiatement été rejeté par Téhéran.
M. Gabriel est le plus haut responsable européen à se rendre à Téhéran depuis la conclusion d'un accord nucléaire historique le 14 juillet entre l'Iran et les grandes puissances, auquel s'oppose Israël.
"Vous devez comprendre que pour nous Allemands, la sécurité d'Israël est d'une grande importance. Je comprends combien le débat est difficile, et nous en Allemagne nous croyons aussi que les Palestiniens ont le droit d'avoir leur propre Etat", a déclaré M. Gabriel qui s'exprimait devant le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh.
"S'il vous plait, comprenez que de bonnes relations avec l'Allemagne signifient que nous ne devons pas mettre en cause la sécurité d'Israël", a ajouté M. Gabriel.
A peu près au même moment, la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham, a réaffirmé les positions divergentes des deux pays sur Israël.
"Nous avons des positions totalement différentes avec l'Allemagne sur les questions régionales et au cours des 35 dernières années, nous avons exprimé à de nombreuses reprises (...) nos positions très clairement ", a déclaré Mme Afkham, citée par l'agence Isna.
"Tout naturellement, nous allons exprimer nos inquiétudes à propos des menaces existantes, y compris les menaces du régime sioniste", lors des entretiens à M. Gabriel, qui doit notamment rencontrer le président Hassan Rohani et le président du Parlement Ali Larijani, a-t-elle ajouté.
La semaine dernière, l'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont conclu un accord pour mettre fin à plus de douze ans de crise provoquée par le programme nucléaire iranien. Cet accord a pour objectif d'assurer le caractère pacifique du programme nucléaire iranien contre la levée progressive des sanctions internationales.
L'Iran ne reconnaît pas l'existence d'Israël et soutient le Hezbollah libanais et les groupes islamistes palestiniens Hamas et Jihad islamique.
Dernières Infos
Iran : le vice-chancelier allemand met en avant la sécurité d'Israël
AFP / le 20 juillet 2015 à 13h52


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine