Pour la première fois, Mario Draghi rejoint l'opinion du FMI et s'est prononcé en faveur d'un allègement de la dette grecque, une nécessité « indiscutable », selon lui. « La question sera quelle est la meilleure forme d'allègement », un point sur lequel, a-t-il ajouté, devront porter les discussions des prochaines semaines. Quoi qu'il en soit, après le FMI, toutes les grandes institutions commencent à voir les choses en face et accepter que la dette grecque n'est pas viable en l'état.
La Banque centrale européenne a également annoncé une bonne nouvelle pour le secteur bancaire grec ! Le relèvement du montant des liquidités d'urgence (ELA) accordées aux banques grecques de 900 millions d'euros pour une semaine.
Lors d'une conférence de presse, le président de la BCE Mario Draghi a déclaré que les conditions avaient été rétablies pour relever l'ELA, après l'accord conclu entre Athènes et la zone euro sur un troisième plan de sauvetage financier.
« Les choses ont changé maintenant. Nous avons eu une série de nouvelles avec l'approbation du crédit-relais, avec les votes, les différents votes des différents parlements, qui ont à présent rétabli les conditions d'un relèvement de l'ELA », a-t-il dit.
Enfin, pour revenir sur la solvabilité de la Grèce, Mario Draghi s'est également voulu rassurant sur les prochaines échéances de remboursement de la Grèce, dont la principale est le 20 juillet : « La Grèce va rembourser la BCE, tout comme le FMI », a-t-il assuré. Des interrogations subsistent toutefois sur « la volonté et la capacité » d'Athènes à faire les réformes, a-t-il tempéré.
Cet article est réalisé par Fidus


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine