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Liban - Les Archives Racontent...

Débarquement US au Liban

Dans « L'Orient » du 16 juillet 1958

(...) Quelques heures avant la réunion du Conseil de sécurité convoqué hier (...) sur la demande du gouvernement des États-Unis pour examiner la situation en Irak et au Liban, la VIe flotte américaine a opéré une première action aéronavale au Liban : 5 000 « marines » ont été débarqués sur divers points de la côte libanaise à Khaldé, à Kleyate (30 kilomètres de Tripoli) ainsi que sur l'aérodrome de Rayak.
Un matériel complet a été débarqué, comprenant notamment des jeeps amphibies, des pièces d'artillerie lourdes et légères, des canons « bazooks », des camions de transport. Les effectifs se trouvaient à bord de 7 unités stationnées à un mile de la côte (...).
(...) L'amiral James L. Holloway a quitté Londres à destination du Liban pour assurer le commandement de ces forces, a annoncé le département de la Défense.
Le lieutenant-colonel Harry Head dirigeait les opérations de débarquement. Interrogé par un correspondant étranger sur la destination de ses hommes, Head, souriant, a désigné du doigt l'aéroport de Khaldé. Il a déclaré qu'il n'avait pas d'instructions concernant une éventuelle prise de contact avec l'armée libanaise. (...)
Il se confirme que c'est au cours des audiences qu'il a eues dans la matinée de lundi (quelques heures après l'annonce du coup d'État à Bagdad) avec les ambassadeurs des États-Unis et de France, et le chargé d'affaires de Grande-Bretagne que le président Chamoun a officiellement demandé l'aide militaire de l'Occident.
Le chef de l'État libanais aurait également consulté à ce sujet le roi Hussein de Jordanie.
À midi, le Conseil des ministres s'est réuni (...) et a examiné (...) la situation nouvelle issue du débarquement américain. (...)
À l'issue de la réunion, un membre du gouvernement a déclaré à notre reporter que « l'intervention américaine représentait une aide fournie par une nation amie pour la défense de l'indépendance et de l'intégrité du Liban menacées par la République arabe unie ». (...)
Les premières réactions dans les milieux parlementaires libanais devant l'intervention américaine demeurent confuses. (...)
Dans un message explicatif qu'il a adressé mardi au Congrès, le président Eisenhower reconnaît que la décision d'envoyer des troupes américaines au Liban pourrait avoir de graves conséquences, mais affirme que ce risque est justifié au nom du maintien des principes de la justice et de l'ordre international. (...)

(...) Quelques heures avant la réunion du Conseil de sécurité convoqué hier (...) sur la demande du gouvernement des États-Unis pour examiner la situation en Irak et au Liban, la VIe flotte américaine a opéré une première action aéronavale au Liban : 5 000 « marines » ont été débarqués sur divers points de la côte libanaise à Khaldé, à Kleyate (30 kilomètres de Tripoli) ainsi que sur l'aérodrome de Rayak.Un matériel complet a été débarqué, comprenant notamment des jeeps amphibies, des pièces d'artillerie lourdes et légères, des canons « bazooks », des camions de transport. Les effectifs se trouvaient à bord de 7 unités stationnées à un mile de la côte (...).(...) L'amiral James L. Holloway a quitté Londres à destination du Liban pour assurer le commandement de ces forces, a annoncé le...
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