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France: un acte malveillant privilégié après deux explosions suivi d'un incendie sur un site pétrochimique

Deux explosions ont eu lieu tôt mardi sur un site pétrochimique dans le sud de la France suivies d'un incendie spectaculaire qui n'a fait aucun blessé, un sinistre probablement dû à un "acte malveillant", selon des sources concordantes.

"Un acte malveillant est une hypothèse sérieuse", a confié une source proche du dossier. "Selon les premiers éléments de l'enquête, la probabilité que ces deux incendies de cuves distantes de 500 mètres puisse être accidentelle est très faible. Les enquêteurs privilégient la thèse d'un acte volontaire", a affirmé une autre source proche de l'enquête.
Une enquête pour "destruction par incendie" a été ouverte, a annoncé un vice-procureur, Rémy Avon. Interrogées sur un éventuel rapprochement entre ces faits et le vol, le 7 juillet, d'explosifs et de détonateurs sur un site militaire à une trentaine de kilomètres de là, les autorités locales ont estimé que les enquêteurs "pouvaient se poser la question", mais qu'il était trop tôt pour établir un tel rapprochement.

Les deux explosions se sont produites vers 03h00 (01h00 GMT) sur le site de l'entreprise néerlandaise LyondellBasell à Berre-l'Etang, proche de l'aéroport de Marseille-Marignane, selon une source proche de l'enquête. Contenant pour une de l'essence, pour l'autre du naphta, "deux cuves, distantes de 500 mètres l'une de l'autre et remplies de produits chimiques, sont touchées", a-t-on expliqué.
"Aucun blessé n'est à déplorer", ont précisé les autorités locales, tandis que la société LyondellBasell annonçait une "enquête approfondie" sur les causes du sinistre qui "restent à déterminer".

Une vingtaine de témoins entendus mardi ont confirmé aux enquêteurs avoir entendu deux explosions pratiquement simultanées, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Tous les abords du site de l'entreprise ont été bloqués mardi matin, gardés à plusieurs kilomètres de distance par des gendarmes, dont certains portant un masque à gaz autour du cou.

Le site, qui s'étend sur près de mille hectares au bord d'un étang, emploie environ 1.000 personnes et de nombreux sous-traitants. Un "barrage préventif" a été installé sur l'étang pour prévenir toute pollution.
Selon un responsable de l'entreprise, le sinistre n'est "pas toxique". En milieu de journée, l'incendie avait été éteint par les pompiers.

La zone industrielle comprend un vapocraqueur et des unités de polypropylène et de polyéthylène de taille mondiale. Les unités de polyoléfines produisent du polypropylène et du polyéthylène ayant un grand nombre d'applications domestiques et industrielles. Il compte également des unités chimiques et des installations logistiques telles que des équipements portuaires, pipelines, terminaux de stockage et de distribution.
LyondellBasell a réalisé un chiffre d'affaires de 44 milliards de dollars en 2013 et compte plus de 13.000 employés à travers le monde.

Un incendie avait déjà touché en 2011 une raffinerie du groupe située près de l'étang de Berre, à environ un kilomètre du site touché mardi. Mais en 2011, c'était "une fuite", a noté un responsable de l'entreprise.
Le site industriel en France appartient depuis 2008 au groupe Lyondellbasell, immatriculé aux Pays-Bas et coté à Wall Street.

Deux explosions ont eu lieu tôt mardi sur un site pétrochimique dans le sud de la France suivies d'un incendie spectaculaire qui n'a fait aucun blessé, un sinistre probablement dû à un "acte malveillant", selon des sources concordantes."Un acte malveillant est une hypothèse sérieuse", a confié une source proche du dossier. "Selon les premiers éléments de l'enquête, la probabilité que ces deux incendies de cuves distantes de 500 mètres puisse être accidentelle est très faible. Les enquêteurs privilégient la thèse d'un acte volontaire", a affirmé une autre source proche de l'enquête.Une enquête pour "destruction par incendie" a été ouverte, a annoncé un vice-procureur, Rémy Avon. Interrogées sur un éventuel rapprochement entre ces faits et le vol, le 7 juillet, d'explosifs et de détonateurs sur un site militaire...