L'accord sur le programme nucléaire iranien scellé mardi entre Téhéran et les grandes puissances démontre que "le monde avance", s'est félicité le président français François Hollande, en appelant l'Iran à aider la coalition internationale à "en finir" avec le conflit en Syrie.
"Maintenant que l'Iran va avoir des capacités plus grandes sur le plan financier puisqu'il n'y aura plus de sanctions, nous devons être extrêmement vigilants sur ce que va être l'Iran. L'Iran doit montrer (...) sur la Syrie que ce pays est prêt à nous aider à en finir avec ce conflit", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une interview télévisée à l'occasion de la fête nationale en France.
Depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011, l'Iran est un soutien indéfectible du président syrien Bachar el-Assad, honni par Paris.
François Hollande, qui s'est entretenu mardi après-midi avec son homologue américain Barack Obama, a réaffirmé dans un communiqué qu'il était "primordial que l'Iran puisse maintenant devenir un acteur responsable de la stabilité de son voisinage". Lors de son échange avec son homologue américain, il a souligné à propos du programme nucléaire iranien que "le temps des discussions était terminé et que venait celui de l'action", selon le communiqué. "C'est un accord très important qui a été signé cette nuit, décidément le monde avance", s'était au préalable félicité François Hollande lors d'une interview télévisée tenue à l'occasion de la célébration de la fête nationale en France.
Au terme de douze ans d'âpres négociations, l'accord conclu à Vienne prévoit que Téhéran limite ses ambitions nucléaires pendant plusieurs années, en échange d'une levée progressive et réversible des sanctions internationales. "L'Iran n'aura pas accès à l'arme nucléaire, nous pourrons vérifier et s'il y a des manquements, nous pourrons remettre des sanctions", a résumé François Hollande.
"La France, si elle veut assurer la paix, doit parler avec tous mais avec les principes qui valent pour tous. Pour l'Iran, tant qu'il y avait cette menace nucléaire ce n'était pas possible. D'ailleurs l'Iran était sanctionné sur le plan international; quand l'Iran soutient en plus un certain nombre de groupes armés qui déstabilisent les pays, ce n'est pas acceptable", a-t-il ajouté, faisant une allusion implicite notamment à la milice libanaise armée du Hezbollah.
Dans le communiqué publié à l'issue de son entretien avec Barack Obama, François Hollande affirme qu'il "appartient à l'Iran de mettre en oeuvre, dans le calendrier qui a été établi, l'ensemble des mesures prévues". "La France, avec ses partenaires, veillera de bonne foi et avec rigueur au respect de cet accord". "Le résultat obtenu éloigne le risque pour la sécurité régionale et internationale que représente la prolifération nucléaire", indique-t-il aussi.
"Maintenant que l'Iran va avoir des capacités plus grandes sur le plan financier puisqu'il n'y aura plus de sanctions, nous devons être extrêmement vigilants sur ce que va être l'Iran. L'Iran doit montrer (...) sur la Syrie que ce pays est prêt à nous aider à en finir avec ce conflit", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une interview télévisée à l'occasion de la fête nationale en France.
Depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011, l'Iran est un soutien indéfectible du président syrien Bachar el-Assad, honni par Paris.François...


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