Le président russe Vladimir Poutine a salué mardi l'accord historique sur le nucléaire iranien en estimant que la communauté internationale pouvait désormais pousser "un grand soupir de soulagement" après de longues années de pourparlers.
Malgré les "tentatives plaidant en faveur d'un recours à la force", les participants aux négociations entre l'Iran et le groupe des 5+1 (Russie, France, Etats-Unis, Chine, Royaume-Uni et Allemagne) "ont fait un choix décisif pour la stabilité et la coopération", a déclaré M. Poutine dans un communiqué du Kremlin.
"Nous sommes convaincus que le monde a poussé aujourd'hui un grand soupir de soulagement", a-t-il ajouté.
"Nous comptons que toutes les parties concernées, et en premier lieu les pays des 5+1, mettent en oeuvre l'accord dans sa totalité", a poursuivi le président russe, promettant de son côté que la Russie ferait "tout son possible" pour que l'accord fonctionne.
M. Poutine a en outre jugé que l'accord finalisé mardi à Vienne donnerait un "puissant élan" aux relations entre l'Iran et la Russie, qui "ne seront plus affectées par des facteurs extérieurs".
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a pour sa part répété mardi que Moscou "participerait activement aux étapes pratiques de la mise en oeuvre de l'accord", qui prévoit notamment l'importation de l'uranium faiblement enrichi d'Iran vers la Russie.
L'accord "jouera un rôle important dans le respect de la non-prolifération nucléaire en général" et "rendra la situation au Moyen Orient plus saine", a-t-il estimé.
La Russie comme la Chine ont plaidé au cours des négociations pour une levée "dès que possible" de l'embargo international sur les ventes d'armes à l'Iran, mais le compromis final prévoit que ces sanctions restent en place pendant encore cinq ans, a révélé M. Lavrov.
"Il y a un compromis entre l'Iran et les partenaires occidentaux que nous avons soutenu (...). Cinq ans, mais au cours de ces cinq ans, les livraisons d'armes à l'Iran seront possibles si elles sont approuvées et vérifiées par le Conseil de sécurité de l'Onu", a déclaré le ministre.
Le ministère russe des Affaires étrangères a de son côté salué dans un communiqué "l'aboutissement d'un processus diplomatique complexe, qui est en cours depuis plus de dix ans".
Moscou a indiqué par ailleurs avoir de "grands projets pour développer l'énergie nucléaire en Iran", notamment via la construction de nouveaux réacteurs dans le pays.
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Le monde a accueilli l'accord iranien "avec un grand soupir de soulagement" (Poutine)
AFP / le 14 juillet 2015 à 13h36


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