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Économie

PIB chinois : ralentissement, avec ou sans krach boursier

Chine : capitalisation boursière (%,PIB)

La Bourse chinoise a franchi un pic le 12 juin dernier. L'indice de Shanghai avait alors gagné plus de 150 % en un an (dont +50 % sur les trois derniers mois)... dans une économie en plein ralentissement. Personne ne s'était alors dit que la croissance de la Chine allait formidablement bénéficier de cet effet de richesse. Il a fallu que le marché boursier perde en un mois 30 % de sa valeur pour que tout le monde se demande ce que cela va coûter à l'économie réelle. Curieuse asymétrie de l'analyse ! L'ampleur du krach chinois est, à ce stade, similaire à ce qu'on a pu connaître en 2000 sur les valeurs TMT américaines. Mais il y a deux différences majeures. La première est que les autorités chinoises ont multiplié les interventions diverses pour enrayer la chute des cours, montrant qu'elles ne tolèrent les mécanismes de marché que si cela les arrange. C'est assez inquiétant. La seconde différence est qu'en Chine, le marché des actions n'a pas le même poids ni ne joue le même rôle qu'aux États-Unis. Sur les dix dernières années, la capitalisation du marché représentait 60 % du PIB, deux fois moins qu'aux États-Unis. La Bourse n'est pas le moyen principal de financement des entreprises et par, bien des aspects, cette bulle relevait largement d'un jeu de casino. La croissance chinoise n'avait pas attendu le krach pour ralentir. Au T2, elle devrait être de 6,8 % sur un an, vs 7 % au T1. La Chine est en pleine transition. Problème : on voit bien l'affaiblissement du vieux modèle (industrie, construction, exports), mais on reste sur sa faim concernant la prise de relais par la consommation et les services.

Cet article est réalisé par Fidus

La Bourse chinoise a franchi un pic le 12 juin dernier. L'indice de Shanghai avait alors gagné plus de 150 % en un an (dont +50 % sur les trois derniers mois)... dans une économie en plein ralentissement. Personne ne s'était alors dit que la croissance de la Chine allait formidablement bénéficier de cet effet de richesse. Il a fallu que le marché boursier perde en un mois 30 % de sa valeur pour que tout le monde se demande ce que cela va coûter à l'économie réelle. Curieuse asymétrie de l'analyse ! L'ampleur du krach chinois est, à ce stade, similaire à ce qu'on a pu connaître en 2000 sur les valeurs TMT américaines. Mais il y a deux différences majeures. La première est que les autorités chinoises ont multiplié les interventions diverses pour enrayer la chute des cours, montrant qu'elles ne tolèrent les...
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