Rechercher
Rechercher

Économie - Crise De La Dette

Les créanciers jugent « positive » la nouvelle proposition d’Athènes

La reprise des négociations en vue d'un troisième plan d'aide de 74 milliards d'euros suspendue au vote du Parlement, qui ne s'était pas encore décidé à l'heure de mettre sous presse.

Tsipras a admis que ce projet d’accord est « loin » des promesses de Syriza, mais le meilleur possible. Louisa Gouliamaki/AFP

« L'OLJ », avec agences

À l'heure de mettre sous presse, la Vouli, le Parlement monocaméral grec, n'avait pas encore voté afin de donner un mandat au Premier ministre Alexis Tsipras pour négocier une nouvelle aide financière avec les créanciers, sur la base d'un programme de réformes qui reprend un grand nombre de leurs exigences largement rejetées lors du référendum de dimanche.
« Nous sommes confrontés à des décisions capitales », a-t-il dit, cité par un responsable de son gouvernement. « Nous avons reçu mandat d'obtenir un meilleur accord que l'ultimatum que nous avait lancé l'Eurogroupe, mais certainement pas un mandat pour faire sortir la Grèce de la zone euro », a ajouté Alexis Tsipras, par allusion à la large victoire du « non » au référendum du 5 juillet, qui portait sur les propositions des créanciers en date du 25 juin.
Tard dans la soirée, plusieurs milliers de manifestants de gauche étaient rassemblés en signe de protestation devant le Parlement d'Athènes. « Le programme de Syriza (le parti de gauche de Tsipras) ne prévoyait pas de rester dans l'euro à n'importe quel prix. Ce nouvel accord qu'ils nous mijotent ne donne aucune perspective de croissance, l'austérité nous humiliera », a déclaré Yannis Kourtakis, 41 ans, militant du Réseau rouge, l'aile la plus à gauche de Syriza.
De leur côté, les créanciers (Fonds monétaire international, Commission européenne, Banque centrale européenne) ont jugé « positive » la nouvelle proposition d'Athènes, a déclaré une source européenne à l'AFP, y voyant « une base de négociation » en vue d'un troisième plan d'aide de 74 milliards d'euros.
Le programme transmis jeudi soir prévoit notamment une hausse des taxes sur le transport maritime et une suppression, pour la fin 2016, de la fiscalité avantageuse dont bénéficient les îles, composantes essentielles de l'industrie du tourisme. En contrepartie des efforts consentis, Athènes réclamait un financement de 53,5 milliards d'euros pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu'en 2018. Le gouvernement veut aussi que ses créanciers revoient les objectifs en matière d'excédent primaire pour les quatre prochaines années et un « reprofilage » de la dette à long terme.
Si l'évaluation est globalement positive, l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, qui se réunit cet après-midi, décidera de l'utilité d'ouvrir des négociations avec Athènes pour un prêt sous condition du mécanisme européen de stabilité (MES). La décision nécessite l'assentiment de pays représentant 80 % du capital du MES.
En Allemagne, principal État créancier de la Grèce, les partis de la coalition gouvernementale allemande sont apparus divisés hier, le Parti social-démocrate (SPD) saluant les concessions d'Alexis Tsipras, tandis qu'un membre influent de l'Union chrétienne-sociale (CSU) a estimé qu'Athènes devait revenir à la drachme. Dans l'entourage d'Angela Merkel, on affirme que la chancelière veut parvenir à un accord afin d'éviter un « Grexit » qui nuirait à l'image de l'Europe -- et à la sienne. Mais elle a bien fait savoir qu'elle ne recherchait pas un accord « à tout prix ».
La France, principal soutien de la Grèce au sein de la zone euro, s'est rapidement félicitée du contenu des propositions, jugées « sérieuses et crédibles » par François Hollande.
Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a parlé d'un « document approfondi », sans entrer dans les détails.
Les propositions d'Alexis Tsipras ont en revanche troublé des membres de son propre parti ainsi que ceux de son allié de la droite nationaliste, Anel. « Ces propositions ne sont pas compatibles avec le programme de Syriza », a déclaré le ministre de l'Énergie, Panagiotis Lafazanis, qui appartient à l'aile gauche de Syriza. M. Tsipras a contre-attaqué en admettant que ce projet d'accord est « loin » des promesses de Syriza, mais le meilleur possible.
Le 30 juin, le pays a fait défaut sur un remboursement de 1,6 milliard d'euros dû au FMI. Il doit aussi faire face à un remboursement de 3,49 milliards d'euros dû à la BCE le 20 juillet, auquel il ne pourra procéder sans aide.

« L'OLJ », avec agences
À l'heure de mettre sous presse, la Vouli, le Parlement monocaméral grec, n'avait pas encore voté afin de donner un mandat au Premier ministre Alexis Tsipras pour négocier une nouvelle aide financière avec les créanciers, sur la base d'un programme de réformes qui reprend un grand nombre de leurs exigences largement rejetées lors du référendum de dimanche.« Nous sommes confrontés à des décisions capitales », a-t-il dit, cité par un responsable de son gouvernement. « Nous avons reçu mandat d'obtenir un meilleur accord que l'ultimatum que nous avait lancé l'Eurogroupe, mais certainement pas un mandat pour faire sortir la Grèce de la zone euro », a ajouté Alexis Tsipras, par allusion à la large victoire du « non » au référendum du 5 juillet, qui portait sur les propositions des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut