Des jihadistes de l’EI. Archives AFP
Des combattants du groupe État islamique (EI) ont mené hier cinq attentats-suicide contre des positions des forces kurdes et gouvernementales à Hassaké (Nord-Est), où ils ont pris pied fin juin, a indiqué une ONG. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), « cinq membres de l'EI se sont fait exploser dans des voitures piégées contre quatre positions de combattants kurdes dans l'est de Hassaké et contre une autre tenue par le régime dans le sud de la ville ». « Les jihadistes, qui ont déjà pris des parties de quartiers dans le sud, essaient d'élargir leur territoire vers l'est de la ville. Des combats intenses se poursuivent », a ajouté l'ONG. L'OSDH n'a pas été en mesure de donner de bilan mais a assuré que les attentats-suicide avaient « certainement provoqué des victimes ».
Par ailleurs, les autorités turques ont interpellé hier lors d'une opération policière d'envergure dans quatre villes du pays 21 personnes soupçonnées d'appartenir à l'EI, a rapporté l'agence progouvernementale Anatolie. Parmi ces suspects interpellés à l'aube figurent trois ressortissants étrangers dont la nationalité n'a pas été précisée. Ces étrangers s'apprêtaient à passer en Syrie pour y combattre aux côtés de l'organisation jihadiste classée parmi les organisations terroristes en Turquie, selon Anatolie. La police antiterroriste a réalisé ce coup de filet principalement à Istanbul mais aussi dans la ville voisine d'Izmit, à Sanliurfa (Sud-Est) et Mersin (Sud).
Dans les images diffusées sur ces raids, on peut voir les suspects conduits à des cars de police par des agents en civil, l'index de la main droite pointant vers le ciel en référence à l'unité de Dieu, geste utilisé par les islamistes.
Gaz de chlore
Enfin, les États-Unis ont proposé au Conseil de sécurité de l'Onu de charger une équipe d'experts d'identifier les responsables d'attaques au gaz de chlore en Syrie, attribuées par les Occidentaux aux forces de Bachar el-Assad. Selon le projet de résolution proposé par Washington et dont l'AFP a eu copie, cette mission, appelée « mécanisme conjoint d'enquête », serait composée d'experts de l'Onu et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Elle serait chargée « d'identifier dans toute la mesure du possible les individus, entités, groupes et gouvernements » qui ont organisé, parrainé ou commis ces attaques. Le gouvernement syrien, de même que les autres États membres de l'Onu, serait tenu de « coopérer pleinement » avec les experts en leur fournissant « toute information pertinente » et en leur donnant accès sur place aux endroits où des attaques chimiques ont été commises.
(Source : AFP)

