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Économie

Quels risques pour l’économie US au second semestre ?

Le PIB réel US a stagné au T1, mais, sur la base des chiffres déjà connus, sa hausse s'annonce entre 2.5 % et 3 % l'an au T2. La Fed reste majoritairement positionnée pour une hausse des taux après les vacances d'été, mais les commentaires des banquiers centraux sont toujours empreints d'une grande prudence. Faisons un rapide tour de leurs sujets d'inquiétude.
- Pétrole – La chute des cours a provoqué une forte contraction de l'investissement dans le secteur extractif. L'effet négatif sur la croissance est passé. La question est de savoir si le nouveau régime de prix à 50-70 $/b, qui prévaut depuis environ six mois, est stable. Si ce n'est pas le cas, cela perturbera à nouveau le dollar.
- Immobilier – Après un accès de faiblesse vers la fin 2013 consécutif au taper tantrum, le secteur s'est bien repris. L'investissement résidentiel augmentera de plus de 6 % en volume en 2015 (vs 1.6 % en 2014). La question est de savoir si une remontée des taux d'intérêt ne risque pas de freiner ce secteur, qui est à nouveau l'un des plus dynamiques de l'économie américaine.
- Inflation – À la fin de l'année, la disparition des effets de base négatifs sur les prix de l'énergie devrait pousser l'inflation vers 1.5 %, vs 0 % aujourd'hui. L'inflation sous-jacente accélère déjà, de même que certains indices de salaires. D'ici à quelques mois, il est possible que l'inflation soit débattue au FOMC, non pas à cause de sa faiblesse, mais de son rebond rapide. Ce serait un net changement.
- International – Entre le krach boursier chinois et la salade grecque, tout était réuni ces dernières semaines pour créer un climat anxiogène. Le climat de confiance n'en est pas altéré à ce stade. Sauf à supposer que ces événements aboutissent d'une part à un hard landing chinois et d'autre part à la désintégration de l'euro, deux hypothèses très héroïques (surtout la seconde), il ne peut s'agir que de mauvais prétextes pour différer la hausse des taux directeurs.

Cet article est réalisé par Fidus

Le PIB réel US a stagné au T1, mais, sur la base des chiffres déjà connus, sa hausse s'annonce entre 2.5 % et 3 % l'an au T2. La Fed reste majoritairement positionnée pour une hausse des taux après les vacances d'été, mais les commentaires des banquiers centraux sont toujours empreints d'une grande prudence. Faisons un rapide tour de leurs sujets d'inquiétude.- Pétrole – La chute des cours a provoqué une forte contraction de l'investissement dans le secteur extractif. L'effet négatif sur la croissance est passé. La question est de savoir si le nouveau régime de prix à 50-70 $/b, qui prévaut depuis environ six mois, est stable. Si ce n'est pas le cas, cela perturbera à nouveau le dollar.- Immobilier – Après un accès de faiblesse vers la fin 2013 consécutif au taper tantrum, le secteur s'est bien repris....
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