Le secrétariat général du 14 Mars, réuni hier sous la présidence de Farès Souhaid (photo Ani).
Le secrétariat général du 14 Mars a mis en garde hier contre toute atteinte à la stabilité du fait des manifestations organisées par le Courant patriotique libre (CPL), aujourd'hui, estimant que « les Libanais ne sont pas prêts à être embrigadés dans des batailles personnelles et familiales ». De son côté, le coordinateur général du mouvement, Farès Souhaid, a mis en garde contre toute participation du Hezbollah, sous le label des « Brigades de la résistance », au mouvement populaire dans les régions chrétiennes, estimant que cela appellerait aussitôt « une autre forme de langage ».
« Le Liban jouit d'une stabilité relative en comparaison avec ce qui se déroule autour de nous. Les régions que le général Aoun prétend représenter bénéficient d'une plus grande part de stabilité et de vie. Gare au fait de badiner avec cette grâce en entraînant les gens dans des mouvements populaires sans horizon, le chaos et des chocs aux conséquences non calculées », a indiqué le secrétariat général dans son communiqué à l'issue de sa réunion hebdomadaire hier à Achrafieh.
Le secrétariat général du 14 Mars a souligné « son soutien total à l'armée qui, en plus de sa mission de contrôle des frontières sud et d'application de la 1701, mène aujourd'hui une confrontation héroïque face aux miliciens aux frontières est et nord ». « Nous devons assurer la stabilité à cette institution héroïque au lieu de la mettre dans l'embarras avec des mouvements populaires à l'intérieur », a souligné Farès Souhaid, qui a donné lecture du communiqué.
« Tous les Libanais sont solidaires face au terrorisme et à l'extrémisme, mais ils ne sont pas prêts à être embrigadés dans des batailles personnelles et familiales, qui sont menées de manière factice au nom des droits de telle ou telle communauté », a-t-il ajouté.
« Ce qui est requis, c'est d'assurer les droits de tous les citoyens à vivre dignement, leur communauté mise à part, à l'ombre d'un État garantissant les droits des citoyens et de l'individu, et des garanties pour les groupes, conformément à ce que stipule l'accord de Taëf », note le communiqué.
« Il ne faut pas renouveler les expériences de blocage depuis l'automne 1989 au nom des droits spoliés, qui ont coûté au Liban les guerres de libération et d'élimination, ainsi que du sang et de la destruction. Il ne faut pas revenir en arrière », conclut-il.
Les « Brigades de la résistance »
Répondant aux questions des journalistes, M. Souhaid a mis en garde contre une participation au mouvement de rue des « Brigades de la résistance » du Hezbollah, estimant que cela appellerait aussitôt « une autre forme de discours ».
« Nous savons quelles sont les régions où se trouve le général Aoun, nous respectons son mouvement et ses jeunes, ainsi que tout mouvement pacifique et démocratique. Mais nous n'accepterons pas un éventuel dérapage dans la rue en concomitance avec les Brigades de la résistance liées au Hezbollah », a indiqué l'ancien député de Jbeil.
« Que nul ne s'imagine que s'il s'habille d'une couleur bien déterminée et descend dans la rue dans n'importe quelle région, nous ne saurons pas qui il est. Nous connaissons les jeunes du CPL ainsi que ceux des Brigades de la résistance. Partant, tout dérapage ou tout soutien du Hezbollah au mouvement populaire dans certaines régions se heurtera à une confrontation populaire », a-t-il noté.
« Naturellement, la confrontation sera pacifique, et la première étape sera de demander à l'armée libanaise et aux forces de l'ordre qu'il n'y ait pas d'obstruction aux intérêts des Libanais. Nous n'avons aucun problème à ce que le CPL manifeste pacifiquement devant le Grand Sérail ou un ministère. Cependant, nous mettons en garde contre le fait de couper les routes. Nous serons contre. Seules les forces légales ont le droit de dresser des barrages pour préserver les droits des citoyens », a ajouté Farès Souhaid.
« (...) Nous avons beaucoup à dire sur les performances de l'État, mais il faut prendre garde à ne pas jouer avec la paix civile. Ce que fait le général Aoun est peut-être en coordination avec le Hezbollah. Le test du Hezbollah est pour demain. (...) Si les brigades du Hezbollah se retrouvent sur le terrain avec le CPL, nous tiendrons un autre genre de discours », a-t-il conclu.


Et, merci encore le Féééris chevalier blanc de Byblos-Jbééél !
12 h 22, le 10 juillet 2015