Plusieurs personnalités politiques ont mis en garde hier contre le recours à la rue dans le cadre d'une situation aussi critique, estimant que la solution n'est pas au niveau de l'escalade populaire, mais dans le retour à la logique institutionnelle.
Le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, qui s'exprimait dans le cadre d'un iftar organisé à l'archevêché maronite de Tripoli, a ainsi estimé que « les droits se prennent sous la coupole du Parlement et au sein des institutions, à travers la Constitution (...) ». « Attention de nous laisser entraîner dans la rue, qui est la porte d'entrée vers une étape laide et les droits obtenus par le biais de la rue n'ont aucune valeur », a-t-il ajouté.
Chamoun à Aoun : Et les chrétiens de Haret-Hreik ?
Quant au chef du Parti national libéral, le député Dory Chamoun, il a tiré à boulets rouges hier sur le général Aoun, qui « pense que le monde tourne autour de lui ». « C'est une maladie dont il ne peut pas guérir. Le seul remède, selon lui, est d'arriver à Baabda », a-t-il indiqué, appelant M. Aoun à se mobiliser d'abord dans la banlieue sud pour les « droits des chrétiens de Mreïjé, Chiyah et Haret-Hreik ».
Le secrétaire général du courant du Futur, Ahmad Hariri, a pour sa part estimé que « celui qui soulève les masses pour résister au courant du Futur a perdu la boussole », dans le cadre d'une réponse virulente au CPL.
Chamoun à Aoun : Et les chrétiens de Haret-Hreik ?Quant au chef du Parti national libéral, le député Dory...

