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Lifestyle - Beyrouth Insight

Zalfa Boueiz : Mon père adorait Oum Kalsoum !

Discrète, en toute élégance, Zalfa Boueiz sort de sa réserve quand arrive l'été. À l'approche du lancement du Festival de Zouk Mikael, le 23 juillet, dont elle est la présidente. « July sounds great » pour le festival et l'occasion idéale de la faire parler. De l'enfance, de la vie qui a passé auprès d'un père longtemps président, entre tendresses, inquiétudes et absences...

Photo C.H.

Ses parents Élias et Mouna Hraoui l'ont prénommée Zalfa, à cause de Zalfa Chamoun, bien évidemment. Née à Noël, l'histoire, confiée par la principale concernée, révèle que, deux jours plus tard, le président Hraoui, en achetant des tissus à Souk el-Tawilé, tombe sur la sublime épouse de son ami Camille Chamoun qui lui demande: «Avez-vous trouvé un prénom pour la petite ? » « J'hésite encore entre Noël, Marie-Noël », lui répond-il, non sans l'humour qui le caractérisait. C'est alors que le propriétaire de la boutique lance : « Pourquoi ne pas l'appeler Zalfa, tout simplement.» Et c'est ainsi que Zalfa Hraoui est née...

L'enfance va se dérouler entre Zahlé et Beyrouth, l'adolescence entre le Liban et la France, pour raisons de guerre. Après les nombreuses écoles fréquentées entre les deux pays, retour au Liban où la jeune fille s'inscrit en fac. Communication art d'abord, puis business, « malgré moi », alors qu'elle rêve de chanter ou, plus simplement, de faire de la décoration. Et la politique ? « Je n'ai jamais été tentée, confie-t-elle. J'assumais mon rôle de fille de président, mais vivre toutes les contraintes et les angoisses d'un homme politique au Liban ne m'a pas encouragé. Toute la famille a énormément souffert de ça. La situation locale et régionale était difficile. L'ambiance du pays n'a jamais été agréable. Nous étions toujours hantés par le danger que mon père ne rentre pas à la maison. »

Cet homme, dont elle se rappelle le courage, le sens de l'humour et le grand cœur, a gardé son empreinte et de bons souvenirs. « Il adorait la musique et l'art. Il organisait souvent des soirées musicales au palais présidentiel pour encourager les artistes locaux. Il vénérait Oum Kalsoum et ne ratait aucun de ses concerts en Égypte. Pareil pour Feyrouz et Magida el-Roumi. C'est lui qui va déclarer r(ouvert) le Festival de Baalbeck en 1997, après 22 années d'un long silence. Et, la même année, inaugurer la réouverture partielle du Musée national », précise-t-elle.

Élu en 1989 pour un mandat qui sera exceptionnellement long et qui va durer neuf ans, apprécié par certains, critiqué par d'autres, Élias Hraoui n'aura pas changé. « Il est resté aussi simple... J'étais fière, heureuse pour lui, pour cette importante responsabilité, mais j'étais encore très impressionnée par l'attentat qui avait coûté la vie à son prédécesseur, le président René Moawad. Au fil des années, je le voyais de moins en moins », souligne-t-elle dans des confidences murmurées. Un sourire esquissé sur son visage, Zalfa Boueiz, resplendissante en rouge, poursuit : « J'ai beaucoup voyagé avec lui. J'ai eu la chance de rencontrer des personnalités intéressantes, parmi lesquelles le président François Mitterrand et Roland Dumas. »

Héritages
Également inspirée par sa mère Mouna Hraoui, très active et impliquée dans les domaines culturel et social (elle est présidente du comité national du Patrimoine et présidente du Chronic Care Center), s'occuper à son tour d'un festival semblait une suite logique. « Ma mère s'était chargée du Festival de Anjar, quand j'étais encore très jeune. Elle m'y emmenait souvent... » Alors, lorsque le maire de Zouk Mikael, Nouhad Nawfal, propose à Zalfa Boueiz de s'occuper du Festival de Zouk, « j'ai tout de suite dit oui... J'aime la musique ».

À partir de 2003 et de sa première édition, le festival se cherche et trouve une place et une identité, en respect des autres festivals qui existaient déjà dans le pays. « Nous essayons à présent de mettre en avant des jeunes talents libanais prometteurs et proposer un programme restreint et diversifié. » À l'affiche cette année, Ziad Rahbani le 23 juillet, A tribute to Oum Kalsoum le 25, qui aurait tellement fait plaisir à Élias Hraoui, et la comédie musicale One Night On Broadway le 28.

Quand enfin on demande à cette inconditionnelle de Placido Domingo ce qu'elle a hérité de ses parents, Zalfa Boueiz se tait un instant, sourit, légèrement, puis avoue : « Les gens disent que j'ai l'humour de mon père. J'ai pris de ma mère le courage et la force, une espèce d'entêtement quand j'ai un but à atteindre. Je suis spontanée et j'essaie d'être humble et proche des gens, comme eux deux. »

 

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Ses parents Élias et Mouna Hraoui l'ont prénommée Zalfa, à cause de Zalfa Chamoun, bien évidemment. Née à Noël, l'histoire, confiée par la principale concernée, révèle que, deux jours plus tard, le président Hraoui, en achetant des tissus à Souk el-Tawilé, tombe sur la sublime épouse de son ami Camille Chamoun qui lui demande: «Avez-vous trouvé un prénom pour la petite ? » « J'hésite encore entre Noël, Marie-Noël », lui répond-il, non sans l'humour qui le caractérisait. C'est alors que le propriétaire de la boutique lance : « Pourquoi ne pas l'appeler Zalfa, tout simplement.» Et c'est ainsi que Zalfa Hraoui est née...L'enfance va se dérouler entre Zahlé et Beyrouth, l'adolescence entre le Liban et la France, pour raisons de guerre. Après les nombreuses écoles fréquentées entre les deux pays,...
commentaires (2)

Il est plus logique d'adapter le nom : Zalfa Bouez-Hraoui. Surtout lorsqu'on a eu un père Président de la République, il faudrait en profiter.

Annie

11 h 47, le 09 juillet 2015

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Commentaires (2)

  • Il est plus logique d'adapter le nom : Zalfa Bouez-Hraoui. Surtout lorsqu'on a eu un père Président de la République, il faudrait en profiter.

    Annie

    11 h 47, le 09 juillet 2015

  • son pere adorait surtout la famille Assad...son mari aussi...

    George Khoury

    07 h 31, le 09 juillet 2015

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