La séance du Conseil des ministres d'aujourd'hui devrait être une copie conforme de la précédente : volonté du Premier ministre de préserver le calme, d'une part, détermination des ministres aounistes, de l'autre, à polémiquer tant sur la question de l'élaboration de l'ordre du jour que sur celle des nominations, affirment des sources ministérielles bien informées.
De son côté, selon le ministre de l'Économie et du Commerce Alain Hakim, le Premier ministre a mis l'accent hier sur sa volonté d'éviter le blocage au gouvernement, de poursuivre normalement la discussion sur les différents points à l'ordre du jour et d'appliquer le mécanisme de consensus entre toutes les composantes, indique notre correspondante au Grand Sérail, Hoda Chédid. Le parti Kataëb, lui, est contre l'ouverture d'une session extraordinaire à la Chambre et contre toute mobilisation de la rue, dans la mesure où le pays ne saurait supporter une telle épreuve, selon M. Hakim.
Concernant l'initiative du parti Kataëb liée à l'ordre du jour, elle serait basée sur l'article 53 de la Constitution, note M. Hakim. « Puisque nous sommes dans une situation exceptionnelle en l'absence d'un président de la République, les composantes du gouvernement, si elles sont d'accord, peuvent proposer la discussion de n'importe quel sujet en dehors de l'ordre du jour, indique M. Hakim. Cependant, aucun ministre ne peut proposer la discussion d'un sujet en dehors de l'ordre du jour établi, loin de la formule de consensus ou d'unanimité requise. »
Liban
La proposition Kataëb sur l’ordre du jour
OLJ / le 09 juillet 2015 à 00h18

