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Culture - Concert

Bombino explose le MusicHall

Les chaleureuses embardées sahariennes du musicien touareg Bombino résonnaient hier soir au MusicHall Waterfront, dans le cadre du festival Liban Jazz, en collaboration avec Elefteriades production. Une belle allégorie de la caresse qui précède la fessée.

Le jeune Bombino et ses trois amis partagent des mélodies touareg baignées de blues. Photo B.L.

Pendant les dix premières minutes, les mélodies se sont d'abord faites légères comme l'air beyrouthin, inhabituellement frais pour un début de mois de juillet. Cette manière d'avancer en rythme, mais lentement, leurs manches de guitare vers l'auditoire, est une douce chorégraphie qui apaise un public rapidement conquis par la prestance scénique des quatre musiciens et leur bonhomie contagieuse. Mais la guitare sèche cède vite la place aux sonorités électriques et à des notes de basses qui enflamment aussi rapidement les spectateurs venus nombreux. Souriants et généreux, le jeune Bombino et ses trois amis partagent des mélodies touareg baignées de blues, nées à des milliers de kilomètres d'ici, aux confins du Niger. Derrière les mélodies chaloupées se cachent l'exil forcé – par deux fois, à 10 et 27 ans pour Goumour Almoctar, surnommé Bombino – et la révolte d'un peuple face aux violences qu'il a subies.
Cette rage, exorcisée par la musique, se concentre jusqu'au bout de leurs doigts. Leurs instruments n'en font pourtant pas les frais, car les quatre musiciens s'en servent avec précision et précaution. Ce qui n'empêche pas le public, désormais en transe dans la fosse, d'être emporté par des rythmiques explosives qui doivent autant à John Lee Hooker qu'à Ali Farka Touré. Bombino, son surnom, s'impose vite comme une évidence.

Pendant les dix premières minutes, les mélodies se sont d'abord faites légères comme l'air beyrouthin, inhabituellement frais pour un début de mois de juillet. Cette manière d'avancer en rythme, mais lentement, leurs manches de guitare vers l'auditoire, est une douce chorégraphie qui apaise un public rapidement conquis par la prestance scénique des quatre musiciens et leur bonhomie contagieuse. Mais la guitare sèche cède vite la place aux sonorités électriques et à des notes de basses qui enflamment aussi rapidement les spectateurs venus nombreux. Souriants et généreux, le jeune Bombino et ses trois amis partagent des mélodies touareg baignées de blues, nées à des milliers de kilomètres d'ici, aux confins du Niger. Derrière les mélodies chaloupées se cachent l'exil forcé – par deux fois, à 10 et 27 ans pour...
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