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Le terrorisme doit être combattu en Libye, selon un général français

Le commandant de la force française Barkhane au Sahel, le général Jean-Pierre Palasset, a estimé jeudi que la lutte contre le terrorisme impliquait d'agir partout où il se développe, y compris en Libye.

"Elle ne doit pas se faire dans la demi-mesure. Soit on va partout où le terrorisme est et partout où il se développe (...), soit on n'est pas partout où il est, et il survit", a relevé le général Palasset, lors d'une vidéo-conférence avec des journalistes à Paris depuis son quartier-général de N'djamena.
"C'est une réponse très politique qui ne m'appartient pas". "L'efficacité veut que l'on lutte partout contre le terrorisme", a-t-il toutefois insisté.

La force Barkahne, qui mène des opérations antiterroristes dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso), a atteint "un rythme de croisière à 3.500 hommes" (soit 500 de plus que le chiffre habituellement cité), a précisé le général.

La question d'une intervention se pose particulièrement dans le sud de la Libye d'où part l'essentiel des flux logistiques en hommes et armes qui alimentent les groupes terroristes implantés au Sahel.
"Au sud-Libye tout est à faire", a martelé le général Palasset. "C'est le pays incubateur du terrorisme" dans la région, a-t-il noté. La Libye sert aussi de plus en plus de base arrière pour des attentats du groupe Etat islamique en Tunisie.
Jean-Pierre Palasset a démenti toutefois que des forces spéciales françaises y soient. "Il n'y a aucune présence française au sud-Libye", a-t-il assuré.

L'armée française a installé une base près de la frontière libyenne à Madama, dans le nord du Niger, à partir de laquelle elle essaie de perturber les flux jihadistes vers le Mali et le Niger.
"Elle sera complètement opérationnelle avec l'arrivée de nos hélicos à l'automne (..) mais nous menons déjà des opérations depuis le mois de décembre. On est sur un rythme d'une opération mensuelle", a précisé l'officier.
Cela a "instauré beaucoup d'incertitude" chez les jihadistes, trafiquants d'armes et narcotrafiquants qui "hésitent énormément à passer", a ajouté le général Palasset. Les opérations se font par convois terrestres ou parachutages d'hommes. Les hélicoptères vont renforcer "l'effet de surprise" face à des groupes très rapides, a-t-il fait valoir.

Le commandant de Barkhane s'est montré plus confiant dans la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram au Nigeria. Environ "30 à 40% des forces de Boko Haram ont été détruites" grâce à l'intervention conjointe de plusieurs pays de la région (Tchad, Cameroun, Niger), a-t-il dit.

Le commandant de la force française Barkhane au Sahel, le général Jean-Pierre Palasset, a estimé jeudi que la lutte contre le terrorisme impliquait d'agir partout où il se développe, y compris en Libye."Elle ne doit pas se faire dans la demi-mesure. Soit on va partout où le terrorisme est et partout où il se développe (...), soit on n'est pas partout où il est, et il survit", a relevé le général Palasset, lors d'une vidéo-conférence avec des journalistes à Paris depuis son quartier-général de N'djamena."C'est une réponse très politique qui ne m'appartient pas". "L'efficacité veut que l'on lutte partout contre le terrorisme", a-t-il toutefois insisté.La force Barkahne, qui mène des opérations antiterroristes dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso), a atteint "un rythme de croisière...