Yassin Salhi connaît depuis 2006 l'homme sans doute actuellement en Syrie et vraisemblablement destinataire de son selfie macabre avec la tête de sa victime présumée, a appris lundi l'AFP de source proche du dossier.
Cet homme, Younes-Sébastien V.-Z., appartenait comme Salhi à une mouvance islamiste évoluant dans le secteur de Vesoul, Besançon et Pontarlier, a-t-on précisé.
Salhi a fait l'objet d'une fiche S des services entre 2006 et 2008. Il avait attiré l'attention pour son appartenance à un groupe gravitant autour de Frédéric Jean Salvi, un ancien délinquant converti à l'islam en prison et radicalisé. Les autorités indonésiennes avaient désigné Salvi, en 2010, comme suspect dans un projet d'attentat à la voiture piégée dans leur pays. Le Français avait toutefois échappé au coup de filet sur l'île de Java. Aucun élément ne permet pour l'heure de relier Salvi à l'assassinat et à l'action terroriste de vendredi.
Originaire de Vesoul, Yunes-Sébastien V.-Z. compte parmi les quelque 500 personnes parties de France et actuellement présentes dans les zones de jihad en Irak et en Syrie. Son départ remonte à novembre 2014 et il serait actuellement dans le secteur de Raqqa, où il combattrait dans les rangs de l'organisation Etat islamique.
"C'est un parmi d'autres", a répondu à l'AFP une source antiterroriste, interrogée sur l'importance de cet homme dans les rangs jihadistes français.
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Attentat en France : Salhi connaît son correspondant en Syrie depuis 2006
AFP / le 29 juin 2015 à 12h45


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