Les forces de l'ordre ont récemment intensifié la lutte contre le terrorisme sur l'ensemble du territoire libanais au lendemain de la vague de terreur qui a frappé la France, la Tunisie et le Koweït. Le contrôle a ainsi été renforcé à l'aéroport, aux ports et à la frontière libano-syrienne pour empêcher les éléments du groupe État islamique (EI) de mener d'éventuelles opérations sur le territoire libanais. Une source ministérielle a indiqué que le Liban a heureusement échappé à la foudre de l'EI visant les lieux de prière comme cela s'est vu au Koweït, ou les lieux touristiques comme en Tunisie, à la nuance près que cette formation se trouve toujours dans le jurd de Ersal et continue de lancer des attaques visant l'armée postée aux confins de la localité.
La source a confié que les forces de l'ordre ont réussi à démanteler récemment plusieurs cellules terroristes chargées d'attentats ciblant des lieux de culte. L'arrestation de plusieurs membres de ces cellules a évité au pays de plus amples catastrophes. On a relevé au passage l'efficacité des opérations de contrôle mises en place au sein de la banlieue sud de Beyrouth, qui avait fait l'objet dans le passé de plusieurs attentats à la voiture piégée. Parmi les facteurs qui ont facilité ce contrôle musclé, le fait que l'endroit d'où provenaient ces voitures se trouve désormais sous le contrôle du Hezbollah.
À cela vient s'ajouter le fait que l'armée a réussi de son côté à empêcher, au niveau des frontières, l'infiltration de terroristes à Ersal et ses environs, ce qui a contribué à mettre en échec les tentatives de faire parvenir des voitures piégées jusqu'au Liban.
La source a par ailleurs souligné le fait que l'EI ait pu effectuer deux opérations en un seul jour sur deux continents différents, ce qui montre le niveau de développement de cette organisation et le nombre de jeunes qui continuent d'être séduits par cette formation, toujours prêts à effectuer des opérations-suicide partout où le « devoir religieux » les appelle.
Le fait que plusieurs ressortissants européens aient rejoint l'EI a poussé l'UE à mettre en place des structures spécialisées pour combattre le terrorisme ainsi qu'un système de coordination et d'échange d'informations et de formation avec des pays tiers tels que le Liban. Ce dernier prendra part aux réunions des chefs d'état-major arabes qui se tiendront au siège de la Ligue arabe en vue de mettre en place un mécanisme qui puisse soutenir, s'il le désire, tout État arabe qui ferait l'objet d'attaques terroristes. L'Otan de son côté a décidé lors d'une réunion qui s'est tenue jeudi dernier à augmenter de 30 000 à 40 000 les effectifs de ses forces d'intervention spécialisées dans la lutte contre le terrorisme.
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