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Attentat islamiste en Isère : "c'est à la société française d'être forte sur ses valeurs" (Valls)

La société française, dont la résistance est "mise à l'épreuve" par le nouvel attentat "ignoble" et "préoccupant" commis en Isère, doit "être forte sur ses valeurs", a appelé samedi Manuel Valls, assurant que son gouvernement réagirait "avec sang-froid". "Cet acte macabre de décapitation, avec une mise en scène, avec des drapeaux, est nouveau en France", avec une volonté de "marquer les esprits", a souligné le Premier ministre, qui s'est posé tôt samedi matin à Orly après avoir écourté un voyage officiel en Amérique du Sud du fait de l'attaque. L'attentat "crée une tension forte sur la société française. Qui va être exploitée", a déclaré M. Valls à l'AFP dans l'avion qui le ramenait de Bogota.

Le gouvernement s'efforcera de répondre avec "une attitude de hauteur, de sang-froid, qui est celle de ceux qui gouvernent", selon le Premier ministre. Mais "c'est à la société française d'être forte sur ses valeurs". Sa résistance "est mise à l'épreuve, en plus dans une période particulière du ramadan", a-t-il estimé. "C'est très difficile pour une société de vivre sous la menace d'attentats pendant plusieurs années", a toutefois prévenu M. Valls, d'autant que "la question n'est pas de savoir s'il y aura un nouvel attentat, mais quand".

Le Premier ministre a jugé "préoccupant" l'impact de l'attaque dans l'Isère sur le climat français. "Il y a un sentiment de réplique", tant pour l'attentat en France que pour la tuerie en Tunisie, a-t-il reconnu, les deux pays ayant déjà été lourdement frappés depuis le début de l'année. "Il faut savoir que ça peut se passer et garder son sang-froid", a souligné M. Valls, qui a défendu l'action du gouvernement contre la menace jihadiste, notamment le renforcement des moyens de la police et du renseignement.

Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attaque vendredi matin contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et de la décapitation de son employeur de 54 ans, a été arrêté alors qu'il tentait de déclencher une deuxième explosion sur le site. Fraîchement arrivé en région lyonnaise en provenance de l'Est de la France, cet homme de 35 ans au casier judiciaire vierge, avait été fiché en 2006 par les services de renseignements pour "radicalisation", selon l'Intérieur. Il avait de nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise. Seules la femme et la soeur du suspect ont pour l'heure été interpellées, mais le caractère isolé de son action reste à vérifier.

Le terrorisme prend "différentes formes qui sont faites pour nous surprendre", a prévenu M. Valls.
"On a toujours des organisations puissantes comme  Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique) ou el-Qaëda, qui planifient des attentats, parfois avec le soutien de pays étrangers", a-t-il souligné. "Il y a aussi les appels de Daech pour que des Français se retournent contre leur pays, par tous les moyens", a-t-il rappelé. "Mais vous pouvez aussi avoir des individus venus de nulle part", a reconnu le Premier ministre. M. Valls, qui s'est posé vers 03h30 à l'aéroport d'Orly, a tenu à insister sur sa "grande confiance" aux forces de l'ordre et services de renseignement, dont "la mobilisation est sans précédent".
Le Premier ministre participera samedi à 11H00 à l'Elysée à un nouveau conseil restreint de Défense, qui doit également revenir sur le sanglant attentat de Sousse en Tunisie, qui a fait des victimes françaises. Il avait participé vendredi à un premier conseil par conférence téléphonique depuis Bogota.

La société française, dont la résistance est "mise à l'épreuve" par le nouvel attentat "ignoble" et "préoccupant" commis en Isère, doit "être forte sur ses valeurs", a appelé samedi Manuel Valls, assurant que son gouvernement réagirait "avec sang-froid". "Cet acte macabre de décapitation, avec une mise en scène, avec des drapeaux, est nouveau en France", avec une volonté de "marquer les esprits", a souligné le Premier ministre, qui s'est posé tôt samedi matin à Orly après avoir écourté un voyage officiel en Amérique du Sud du fait de l'attaque. L'attentat "crée une tension forte sur la société française. Qui va être exploitée", a déclaré M. Valls à l'AFP dans l'avion qui le ramenait de Bogota.
Le gouvernement s'efforcera de répondre avec "une attitude de hauteur, de sang-froid, qui est celle de ceux qui...