L'Italie peut sauver seule les migrants en Méditerranée, mais l'Europe "ne peut pas se permettre" de rester absente, a affirmé le chef du gouvernement italien Matteo Renzi dans une tribune mercredi, à la veille du conseil européen.
"Le problème aujourd'hui n'est pas de savoir comment l'Italie pourra faire front seule face à l'urgence. Nous sommes un grand pays qui ne se laisse pas aller à l'hystérie parce qu'une année sont arrivés quelques milliers de migrants en plus", écrit M. Renzi dans La Stampa.
"Si nous sommes contraints de le faire seuls, nous ne nous défilerons pas. Nous ne renoncerons pas à sauver ne serait-ce qu'une vie (...). La vie vaut plus qu'un sondage". "Mais avoir une réponse de l'Europe sert avant tout à l'Europe, plutôt qu'à l'Italie. L'Italie peut tout à fait se permettre de faire tout toute seule en Méditerranée. C'est l'Europe qui ne peut pas se le permettre", affirme M. Renzi. "Si la solidarité et la responsabilité l'emportent, les solutions se trouvent (...). Si au contraire prévaut l'égoïsme et la peur, nous risquons de perdre l'idée même de l'Europe", explique-t-il.
L'Italie se débat pour accueillir des vagues successives de migrants -- plus de 60.000 arrivés depuis le début de l'année -- et la situation s'est envenimée avec le refus de nombreux pays européens d'une répartition des demandeurs d'asile et la décisions de ses voisins de refouler des migrants, comme la France à Vintimille.
Le 14 juin, M. Renzi avait déjà menacé l'Europe d'un "plan B", sans en préciser les modalités, si l'Italie n'était pas soutenue pour faire face à l'afflux. Selon La Stampa, Italiens et Britanniques réfléchissent, pour le long terme, à la possibilité d'établir des camps de réfugiés au Niger et en Tunisie, afin d'intercepter les migrants avant qu'ils n'entrent en Libye, où l'absence d'autorité étatique laisse la main libre à tous les trafics.
"Le problème aujourd'hui n'est pas de savoir comment l'Italie pourra faire front seule face à l'urgence. Nous sommes un grand pays qui ne se laisse pas aller à l'hystérie parce qu'une année sont arrivés quelques milliers de migrants en plus", écrit M. Renzi dans La Stampa.
"Si nous sommes contraints de le faire seuls, nous ne nous défilerons pas. Nous ne renoncerons pas à sauver ne serait-ce qu'une vie (...). La vie vaut plus qu'un sondage". "Mais avoir une réponse de l'Europe sert avant tout à l'Europe, plutôt qu'à l'Italie. L'Italie peut tout à fait se permettre de faire tout toute seule...


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