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Moyen Orient et Monde - Migrants/Méditerranée

Lancement de l’opération navale de l’UE contre les passeurs

Hier, à Vintimille, à la frontière franco-italienne, un migrant s’était vu refuser le droit d’entrer dans l’Hexagone. Valery Hache / AFP

L'Union européenne a lancé officiellement hier, lors d'une réunion de ses ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, une mission navale de lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée, qui sera limitée dans un premier temps à une surveillance accrue des réseaux de passeurs.
« Je vous le dis clairement, les cibles ne sont pas les migrants, mais ceux qui gagnent de l'argent sur leurs vies et, trop souvent, sur leurs morts », a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. « Cette première phase de l'opération commencera à être mise en œuvre dans les jours à venir, à savoir un recueil d'informations et des patrouilles en haute mer pour aider à la détection de réseaux de passeurs », a-t-elle expliqué.
Baptisée EU Navfor Med et forte d'un millier d'hommes, l'opération est dirigée par l'amiral italien Enrico Credendino, basé à Rome. Son navire de commandement sera le porte-avions italien Cavour, doté d'un hôpital. Quatorze pays de l'Union y contribuent, en matériels ou en hommes : Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Slovénie, Grèce, France, Luxembourg, Espagne, Belgique, Finlande, Hongrie, Lituanie, Pays-Bas et Suède.
L'opération est censée in fine permettre de détruire les embarcations utilisées par les trafiquants au plus près des côtes libyennes, et notamment les « bateaux mères » qui servent à tracter en haute mer des radeaux de fortune chargés de migrants. Mais en l'absence d'une résolution du Conseil de sécurité autorisant l'usage de la force dans les eaux territoriales libyennes, elle sera pour l'instant très limitée.
Une telle résolution ne peut être votée qu'avec le consentement des autorités libyennes, alors que le pays est plongé dans le chaos, avec deux gouvernements rivaux. Ceux-ci sont actuellement en pourparlers, sous l'égide de l'Onu, pour former un gouvernement d'unité nationale. Les Européens espèrent pouvoir « aller de l'avant », selon les mots de Mme Mogherini, une fois que ce gouvernement d'union aura été formé. En attendant, « nous pouvons faire quelque chose en haute mer », a-t-elle fait valoir.
À ce stade, cinq navires de guerre, deux sous-marins, trois avions patrouilleurs maritimes, deux drones et trois hélicoptères participent à l'opération.

« Menaces »
« 3 200 migrants sont entrés (en Grèce) ce week-end (...). Nous nous attendons à 100 000 arrivées cet été, c'est une ville entière, c'est sans fin », a déclaré hier le ministre grec de la Police Yannis Panoussis sur la radio Vima FM, en appelant l'UE à trouver des solutions. « Dans les jours à venir, les avions et navires vont arriver dans la zone d'opération », a assuré un haut responsable européen à des journalistes.
Les commandants de la mission ont pris en compte plusieurs « menaces », alors que le groupe jihadiste État islamique contrôle une partie de la côte libyenne et que des navires marchands longeant la côte libyenne ont à deux reprises été attaqués par des avions de combat et des tirs depuis le rivage, a-t-il ajouté.
« C'est un environnement complexe, c'est la raison pour laquelle ceci est une opération militaire », a expliqué ce responsable, soulignant « l'instabilité » qui règne en Libye. « Il fallait une réponse européenne », a souligné Mme Mogherini.
« C'est le commencement, la mise en place d'une série de mesures qui nous permettront d'interrompre, de détruire le business des passeurs, de travailler avec les pays en amont, pour essayer d'arrêter les pressions qui poussent ces vagues de migrants vers l'Europe », a souligné le ministre britannique Philip Hammond.
Les Européens ont injecté plus d'argent dans le sauvetage en mer et renforcé leur présence à Agadez, une ville du nord du Niger par laquelle passe une grande majorité des migrants qui affluent en Libye. Ils entendent aussi soutenir d'autres pays de transit dans leurs contrôles aux frontières.
(Source : AFP)

L'Union européenne a lancé officiellement hier, lors d'une réunion de ses ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, une mission navale de lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée, qui sera limitée dans un premier temps à une surveillance accrue des réseaux de passeurs.« Je vous le dis clairement, les cibles ne sont pas les migrants, mais ceux qui gagnent de l'argent sur leurs vies et, trop souvent, sur leurs morts », a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. « Cette première phase de l'opération commencera à être mise en œuvre dans les jours à venir, à savoir un recueil d'informations et des patrouilles en haute mer pour aider à la détection de réseaux de passeurs », a-t-elle expliqué.Baptisée EU Navfor Med et forte d'un millier d'hommes, l'opération est dirigée...
commentaires (2)

INITIATIVE VOUÉE À L'ÉCHEC ! QUE FERAIENT-ILS S'ILS ARRAISONNENT EN PLEINE MER UNE EMBARCATION AVEC À SON BORD DES CENTAINES DE REFUGIÉS ???

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 42, le 23 juin 2015

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Commentaires (2)

  • INITIATIVE VOUÉE À L'ÉCHEC ! QUE FERAIENT-ILS S'ILS ARRAISONNENT EN PLEINE MER UNE EMBARCATION AVEC À SON BORD DES CENTAINES DE REFUGIÉS ???

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 42, le 23 juin 2015

  • Lutter par les armes contre ces pirates, c'est bien, mais ce n'est qu'un traitement symptomatique. Il n'a de sens que s'il est accompagné d'un traitement de fond, à savoir une aide apportée aux pays d'origine des migrants pour que leurs habitants n'aient plus besoin de les quitter.

    Yves Prevost

    07 h 15, le 23 juin 2015

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