Des combattants fidèles au président en exil Abed Rabbo Mansour Hadi réunis à Aden entre deux combats. Saleh el-Obeidi/AFP
Des rebelles ont bombardé hier des quartiers résidentiels de Aden, deuxième ville du pays, qui connaît des épidémies de dengue et de paludisme, ainsi que des pénuries alimentaires.
Des rebelles ont tiré des roquettes Katioucha sur des zones résidentielles, détruisant quatre habitations, ont indiqué des habitants et des sources militaires. Des médecins à l'hôpital al-Naqib ont indiqué que trois civils avaient été tués et quatre blessés. Un habitant du quartier de Dar Saad a qualifié les tirs rebelles « d'hystériques ».
Dans le même temps, des avions de la coalition antirebelles dirigée par l'Arabie saoudite ont touché des positions rebelles aux entrées de Aden et sur la base aérienne d'al-Anad, dans la province voisine de Lahj, où des affrontements entre rebelles et forces progouvernementales avaient fait 12 morts la veille parmi les combattants, selon des sources militaires. Dans la localité de Daleh, encore plus au nord, 15 rebelles ont été tués dans une embuscade nocturne tendue par des combattants progouvernementaux, ont indiqué des sources militaires locales, ajoutant que deux assaillants avaient aussi été tués.
Ces violences se sont produites alors que le médiateur de l'Onu pour le Yémen, le Mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, a annoncé vendredi que des pourparlers à Genève entre les parties en conflit s'étaient achevés sans accord. Dans le sud, les forces antirebelles rassemblent des unités militaires progouvernementales, des tribus sunnites et des séparatistes sudistes. Les rebelles, eux, sont des combattants chiites, soutenus par l'Iran, alliés à des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui a quitté le pouvoir en 2012.
Plus de 2 600 personnes ont été tuées depuis la fin mars au Yémen, lorsque la rébellion a avancé vers Aden, déclenchant une intervention d'une coalition arabe menée par Riyad. Quelque 80 % des Yéménites ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, selon l'Onu.
(Source : AFP)

