Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a assuré dimanche à Amman que Paris n'entendait pas baisser les bras sur le dossier israélo-palestinien malgré l'impasse actuelle des négociations.
"La France fait partie en effet des quelques pays qui ne baissent pas les bras dans cette situation (...) à la fois par amitié pour les Palestiniens et aussi pour les Israéliens", a déclaré M. Fabius lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien Nasser Judeh.
Attendu dans les territoires palestiniens et en Israël dans l'après-midi, le ministre français a ajouté que le "but premier de cette visite est d'identifier comment nous pouvons contribuer à relancer le processus de paix israélo-palestinien".
Avec la Jordanie, "nous partageons les mêmes constats, c'est à dire une vraie préoccupation face à la situation sur le terrain et à l'avenir de la solution à deux Etats", a-t-il ajouté, en mettant en garde contre une reprise des violences.
"Si nous n'offrons pas une horizon politique, on peut redouter la reprise du cycle de la violence qui, malheureusement, peut intervenir à chaque instant", a déclaré M. Fabius.
"A ce moment il n'y a pas de négociations, pas de résolution, pas d'accompagnement international. La situation peut se dégrader à chaque instant et notre rôle, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et en tant qu'ami des pays de la région c'est d'aider à trouver les solutions non pas à la place des parties prenantes mais avec les parties prenantes", a-t-il encore dit.
Le chef de la diplomatie française a souligné par ailleurs, que "si la négociation avance, il faut qu'elle puisse se terminer". "Jusqu'à présent, ce que nous observons depuis 40 ans, c'est que parfois il y a des négociations, parfois il n'y en a pas. Mais quand il y en a, elles n'aboutissent jamais", a-t-il expliqué.
M. Fabius devait rencontrer le roi Abdallah II de Jordanie avant de se rendre dans l'après-midi dans les territoires palestiniens puis en Israël.
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Israël-Palestiniens: la France ne baisse pas les bras, assure Fabius
AFP / le 21 juin 2015 à 14h26


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