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La mort de Belmokhtar "très probable" (Le Drian)

AFP
18/06/2015

Il n'est pas encore possible de confirmer la mort du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar dans un raid américain en Libye dimanche, a indiqué jeudi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui l'a toutefois estimée "très probable".

De son côté, le groupe Al-Mourabitoune de Belmokhtar a démenti dans un communiqué cité jeudi par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar la mort de son chef, comme l'avait déjà fait mardi le groupe jihadiste libyen touché par cette frappe dans l'est du pays.

Al-Mourabitoune dit transmettre la "bonne nouvelle à la communauté islamique et à nos frères moujahidine partout dans le monde, du démenti de la mort du chef dirigeant Khaled Abou al-Abbas (un alias de Belmokhtar, NDLR) au cours du raid aérien américain qui a visé nos frères du Conseil de la Choura des moujahidine d'Ajdabiya".

Dans ce communiqué, signé pour la première fois, selon l'agence, par la "société de production et de communication d'Al-Mourabitoune", le groupe nie également la présence de son chef dans cette région et accuse le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale de "complicité" dans le raid américain.

M. Le Drian a précisé dans une interview à la chaîne française BFMTV ne pas avoir de certitude sur la mort de Belmokhtar, un des chefs jihadistes du Sahel les plus recherchés.
"Nous n'en sommes pas sûrs. Il y a eu un raid par l'armée américaine qui a ciblé un lieu où il était censé se trouver. Mais je ne peux pas à ce jour confirmer sa mort. C'est très probable, mais ce n'est pas encore certain", a déclaré le ministre français.

Lundi, en visite à Alger, le président français François Hollande avait estimé qu'il y avait "une très grande probabilité" que le chef jihadiste ait trouvé la mort dans ce raid, comme l'avait annoncé dimanche soir le gouvernement libyen internationalement reconnu, replié à Baïda (est).

Faute de pouvoir se rendre sur place, dans un pays livré au chaos et contrôlé en grande partie par des milices islamistes, le Pentagone s'est également refusé, pour l'instant, à confirmer la mort de Belmokhtar, organisateur notamment de la prise d'otages meurtrière d'In Amenas en Algérie, en janvier 2013.
"Mais cela montre une chose", a ajouté Jean-Yves Le Drian, "c'est que les jihadistes de cette zone sont aujourd'hui sur le reculoir. C'est eux qui sont en insécurité".

Dans un communiqué mardi, le groupe jihadiste Ansar Asharia a identifié "sept martyrs tués", parmi lesquels ne figure pas Belmokhtar, dans le raid aérien qui a visé une ferme près d'Ajdabiya, à 160 km au sud de Benghazi, principale ville de l'est de la Libye.

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