Cette capture d'écran, issue d'images UGC publiées sur les réseaux sociaux le 12 juillet 2026, montre un épais panache de fumée s'élevant à Abdali, à la frontière nord du Koweït. Photo relayée par l'AFP
L'Iran a annoncé avoir mené une nouvelle salve de frappes, après celle lancée de la veille, contre quatre pays du golfe et la Jordanie, que Téhéran dit viser en représailles aux bombardements américains lancés pendant la nuit.
Ces échanges de tirs ont été d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
L'armée jordanienne a ainsi annoncé lundi matin avoir abattu quatre missiles iraniens « qui avaient pénétré dans l'espace aérien jordanien en provenance du territoire iranien », a indiqué une source officielle de l'état-major jordanien, ajoutant qu'aucun blessé ni dégât matériel n'était à signaler.
De son côté, l'armée du Koweït a également indiqué être en train de combattre des « cibles aériennes hostiles » dans l'espace aérien de l'émirat, où Téhéran a visé deux bases aériennes. « Trois postes-frontières dans le nord du pays ont été la cible d'une attaque lâche, occasionnant des dégâts matériels », a déclaré le ministère dans un communiqué, en ajoutant « qu'une plateforme de forage offshore appartenant à la Kuwait Oil Company (...) a été prise pour cible par un drone hostile, blessant un employé et provoquant des dégâts matériels ».
Les sirènes d'alerte aérienne ont par ailleurs retenti lundi à l'aube à Bahreïn, selon le ministère de l'Intérieur, tandis que des frappes ont également visé Oman.
L'armée américaine avait plus tôt annoncé dimanche soir avoir lancé une nouvelle salve de frappes contre l'Iran « afin de l'empêcher d'attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz ».
Il s'agit de la quatrième salve d'échanges de tirs menés par l'Iran et les États-Unis depuis la semaine dernière, faisant vaciller le protocole d'accord d'Islamabad signé mi-juin entre les deux pays pour mettre fin à la guerre lancée le 28 février par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran.


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