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Économie - Régulateurs Boursiers

Des marchés plus transparents, mais toujours pas à l’abri d’une crise

Depuis la crise de 2008, les banques sont certes devenues plus sûres et les marchés un peu moins opaques, mais ni les excès ni la probabilité d'une crise financière n'ont disparu. Voilà les thèmes principaux débattus cette semaine à Londres par les régulateurs boursiers mondiaux. Ces derniers planchent, depuis dimanche et jusqu'à jeudi, à l'occasion de la réunion annuelle de l'Organisation internationale des régulateurs boursiers (OICV), qui compte 200 membres à travers le monde.
Depuis la crise des subprimes de 2008 et ses répliques qui ont failli détruire le système financier mondial, plongeant la planète dans une récession économique de grande ampleur, le paysage financier et la réglementation ont beaucoup changé. Les régulateurs cherchent à éviter un nouvel Armageddon et tentent d'encadrer une activité financière qui se fragmente, qui se robotise et qui tend à exploiter les failles du système.
« L'activité réglementaire de ces dernières années a été intense et a couvert toute une série de faiblesses qui étaient évidentes », souligne Carlo Comporti, directeur de Promontory Financial Group, société de conseil spécialisée dans la régulation.
La première impulsion est venue du G20 des grands dirigeants mondiaux qui a eu pour priorité de renforcer la solidité des banques – à la racine du mal – et de limiter leurs prises de risques, pour éviter un nouveau Lehman Brothers.
Mais sur les marchés financiers, la régulation est plus jeune, plus lente, plus éclatée entre les pays (l'OICV n'a aucune autorité au niveau mondial, la règle étant la souveraineté nationale). En Europe, elle se déploie notamment via une série de directives sur la lutte contre l'opacité et la complexité grandissante des marchés, en régulant les échanges de gré à gré, comme les « dark pools », où les poids lourds de la finance font leurs affaires à l'abri des regards. La protection des investisseurs particuliers, le fameux petit porteur, est également un souci du régulateur, afin d'éviter les dérives observées avec les crédits à risque subprime.
« Il faut de la transparence, la bataille est donc à ce niveau-là. Évidemment certains acteurs préfèrent travailler dans l'opacité, c'est ce qui vient entacher la qualité du marché », prévient Jean-Pierre Pinatton, président du conseil de surveillance de la banque Oddo & Cie.
Pour M. Comporti, « la régulation a voulu renforcer la stabilité et la transparence dans un marché qui n'en avait pas ». Cela reste toutefois une tâche de longue haleine avec un lourd travail technique, face à l'essor du trading à haute fréquence ou de la finance de l'ombre, cette activité de banque menée jusqu'à présent hors de toute régulation. Sans compter que « les banques sont créatives et innovantes », rappelle Antoine Pertriaux, consultant chez Équinox-Cognizant. « C'est toujours la course entre d'un côté le régulateur qui intervient avec des mesures correctives basées sur des expériences et sur des constats, et de l'autre les banques dont le métier est d'innover et de créer de nouveaux produits afin de trouver de nouvelles sources de rentabilité », explique-t-il. Et à ce jeu, les régulateurs aimeraient voir les sanctions tomber contre les banques, qui sont encore à l'origine de récents scandales, certaines ayant manipulé le marché des changes ou celui des taux interbancaires.
Au total, la justice ou les régulateurs ont infligé ces derniers temps 170 milliards de dollars d'amende, rappelait lors d'une intervention récente à Paris le secrétaire général de l'OICV, David Wright, plaidant pour des sanctions plus dures et exemplaires.

(Source : AFP)

Depuis la crise de 2008, les banques sont certes devenues plus sûres et les marchés un peu moins opaques, mais ni les excès ni la probabilité d'une crise financière n'ont disparu. Voilà les thèmes principaux débattus cette semaine à Londres par les régulateurs boursiers mondiaux. Ces derniers planchent, depuis dimanche et jusqu'à jeudi, à l'occasion de la réunion annuelle de l'Organisation internationale des régulateurs boursiers (OICV), qui compte 200 membres à travers le monde.Depuis la crise des subprimes de 2008 et ses répliques qui ont failli détruire le système financier mondial, plongeant la planète dans une récession économique de grande ampleur, le paysage financier et la réglementation ont beaucoup changé. Les régulateurs cherchent à éviter un nouvel Armageddon et tentent d'encadrer une activité...
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