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Syrie : l'Onu condamne le bombardement rebelle meurtrier à Alep

L'émissaire spécial de l'Onu pour la Syrie a condamné mardi l'un des bombardements rebelles les plus meurtriers sur la partie gouvernementale d'Alep qui a fait 34 morts la veille. "M. Staffan de Mistura condamne avec force le bombardement par les forces d'opposition armées sur le secteur de la mosquée al-Rahmane à Alep", selon un communiqué de l'Onu.

Au moins 34 personnes, dont 12 enfants, ont été tuées par plus de 300 obus tirés par les rebelles islamistes sur les quartiers loyalistes d'Alep, dans le nord de la Syrie, l'un des plus lourds bilans pour une attaque rebelle sur ces zones, a indiqué mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Un précédent bilan, donné lundi par la télévision syrienne, faisait état de 23 morts et plus de 100 blessés.

"Cette attaque aveugle contre des civils dans la ville d'Alep survient alors que M. de Mistura se trouve à Damas où il a soulevé la question de la protection des civils et la nécessité urgente de stopper l'utilisation des barils explosifs" par le régime, ajoute le communiqué publié à Genève. Les forces gouvernementales bombardent régulièrement les quartiers rebelles avec ces barils d'explosif extrêmement dangereux et dont l'usage est dénoncé par la communauté internationale. L'opposition tire, elle, des roquettes et autres missiles sur l'ouest.

L'émissaire de l'Onu insiste sur le fait que cette "grave attaque contre des civils ne doit en aucun cas justifier des représailles avec des barils d'explosifs par le gouvernement syrien" et rappelle que "la loi humanitaire internationale doit s'appliquer en toutes circonstances et sans distinction".

Depuis juillet 2012, Alep, ancienne capitale économique syrienne, est divisée entre les quartiers est, sous contrôle rebelle, et l'ouest, resté aux mains du régime. Staffan de Mistura avait espéré l'année dernière mettre en place un gel des combats dans Alep, mais les rebelles avaient refusé la proposition de l'envoyé onusien, et le régime a poursuivi ses bombardements.

Commencé par des manifestations pacifiques contre le régime de Bachar al-Assad, réprimées dans le sang, le conflit syrien est depuis devenu une guerre civile complexe, dans laquelle régime, rebelles et jihadistes s'affrontent. Plus de 230.000 personnes sont mortes depuis mars 2011, selon l'OSDH.

L'émissaire spécial de l'Onu pour la Syrie a condamné mardi l'un des bombardements rebelles les plus meurtriers sur la partie gouvernementale d'Alep qui a fait 34 morts la veille. "M. Staffan de Mistura condamne avec force le bombardement par les forces d'opposition armées sur le secteur de la mosquée al-Rahmane à Alep", selon un communiqué de l'Onu.Au moins 34 personnes, dont 12 enfants, ont été tuées par plus de 300 obus tirés par les rebelles islamistes sur les quartiers loyalistes d'Alep, dans le nord de la Syrie, l'un des plus lourds bilans pour une attaque rebelle sur ces zones, a indiqué mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Un précédent bilan, donné lundi par la télévision syrienne, faisait état de 23 morts et plus de 100 blessés."Cette attaque aveugle contre des civils dans la ville d'Alep...