La délégation des rebelles yéménites n'était toujours pas arrivée lundi matin à Genève, peu avant l'ouverture des négociations de paix sous l'égide de l'Onu, son avion ayant eu du retard, selon des sources diplomatiques et des Nations unies. L'avion de l'Onu à bord duquel les représentants du mouvement zaïdite (branche du chiisme) d'Ansarullah et leurs alliés, partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, avaient quitté Sanaa dimanche en fin d'après-midi a dû faire une longue escale à Djibouti, selon les mêmes sources.
Les négociations entre des représentants du gouvernement en exil, installé en Arabie saoudite, et les rebelles, doivent s'ouvrir lundi matin en présence du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon. Mais les positions des protagonistes de ce pays pauvre de la péninsule arabique sont tellement éloignées que les premières consultations auront lieu sous la forme de "discussions de proximité", a indiqué dimanche un porte-parole de l'Onu, Ahmad Fawzi. L'envoyé spécial de l'Onu pour le Yémen, le Mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, fera la navette entre les deux délégations se trouvant dans deux pièces séparées, "avec l'espoir qu'elles pourront être réunies ensemble" ultérieurement, selon le porte-parole.
Il s'agit du premier dialogue entre les deux parties depuis le coup de force institutionnel des rebelles et de leurs alliés qui a forcé le président Abd Rabbo Mansour Hadi à fuir Sanaa en février. La rencontre de Genève intervient alors que les combats s'enlisent deux mois et demi après le début, le 26 mars, des frappes aériennes d'une coalition arabe dirigée par Riyad. Ces bombardements intensifs ont affaibli les capacités militaires des rebelles, sans cependant les faire plier.
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Yémen : la délégation des rebelles pas encore arrivée à Genève
AFP / le 15 juin 2015 à 10h13


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