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Économie - Grèce

Malgré les tensions, un petit espoir de déblocage...

La Grèce et ses créanciers ont renoué le dialogue au plus haut niveau, hier à Bruxelles, faisant renaître l'espoir d'un déblocage des discussions en vue de parvenir enfin à un accord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est entretenu dans la soirée avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, en marge d'un sommet entre l'UE et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes.
Cette réunion n'a été confirmée qu'à la dernière minute, après une rencontre dans la journée entre M. Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Les deux hommes doivent se revoir aujourd'hui. Hier, ils ont échangé leurs points de vue « en détail » sur les négociations en cours, selon une source gouvernementale grecque. Cette rencontre marque un net réchauffement des relations avec la Commission, qui avait rejeté dans la matinée les dernières propositions de réformes avancées par Athènes.
La Grèce cherche à conclure un accord au plus vite pour ne pas faire défaut sur sa dette à la fin du mois. « Il est très difficile pour la partie grecque de faire plus de concessions, mais nous sommes disposés à trouver une solution », a indiqué hier une source gouvernementale grecque. Un désaccord est notamment apparu sur les cibles budgétaires d'Athènes. Alors qu' « un accord sur l'excédent primaire budgétaire semblait acquis » autour de l'objectif voulu par les créanciers de 1 % du PIB en 2015, Athènes a proposé mardi un solde de 0,75 %, a expliqué un responsable européen, sous couvert d'anonymat. Or, ce chiffre est capital car il conditionne le montant des économies à réaliser.
Les négociations ont aussi achoppé jusqu'à présent sur les modalités d'une réforme des retraites et une hausse de la TVA sur l'électricité, deux lignes rouges pour la Grèce. « Trancher comme le ferait un boucher, avec un couperet, ce n'est pas réformer », a commenté mercredi depuis Athènes le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.
D'un accord sur les réformes dépend le déboursement de 7,2 milliards d'euros en suspens depuis août. Les institutions créancières, UE et FMI, doivent donner leur feu vert puis les 19 pays de la zone euro, à l'unanimité. Sans ce versement, le pays est menacé de faillite, alors qu'il doit rembourser près de 1,6 milliard d'euros au FMI le 30 juin, date à laquelle son plan d'aide prendra fin.
En cas d'accord, Athènes réfléchit à une extension jusqu'en mars 2016 du programme d'aide financier dont il bénéficie depuis 2012. Il s'agirait de la troisième extension de ce plan d'aide. Mais à la différence des précédentes fois, la Grèce souhaite le déblocage des « financements qui permettent de relancer l'économie grecque et pas seulement de couvrir les remboursements » dont le pays doit s'acquitter. L'idée est notamment de pouvoir puiser dans des fonds déjà existants, notamment pour les banques grecques, qui n'ont pas encore été mis à disposition.
(Source : AFP)

La Grèce et ses créanciers ont renoué le dialogue au plus haut niveau, hier à Bruxelles, faisant renaître l'espoir d'un déblocage des discussions en vue de parvenir enfin à un accord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est entretenu dans la soirée avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, en marge d'un sommet entre l'UE et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes.Cette réunion n'a été confirmée qu'à la dernière minute, après une rencontre dans la journée entre M. Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Les deux hommes doivent se revoir aujourd'hui. Hier, ils ont échangé leurs points de vue « en détail » sur les négociations en cours, selon une source gouvernementale grecque. Cette rencontre marque un net réchauffement...
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