Un tribunal égyptien a confirmé mardi les peines de mort qu'il avait infligées en avril à 11 supporteurs dans un nouveau procès pour des émeutes ayant fait 74 morts dans un stade après un match de football en 2012 à Port-Saïd.
Sur 72 accusés au total, 40 autres ont écopé de peines allant de une à 15 années de prison. Et 21 ont été acquittés, dont sept responsables de la police. Les accusés ont été jugés coupables d'avoir participé, en février 2012, à des émeutes meurtrières à l'issue d'un match de Première Ligue remporté par le club de Port-Saïd, Al-Masry, contre les stars cairotes d'Al-Ahly.
Le tribunal a confirmé mardi ces peines capitales prononcées le 19 avril, après avoir recueilli l'avis non contraignant du mufti d'Egypte. Deux haut responsables de la police ont été condamnés à cinq ans de prison, tandis que sept autres ont été acquittés. Deux membres de l'encadrement du club d'Al-Masry ont également été condamnés à cinq ans de prison tandis qu'un troisième a été acquitté.
Les émeutes de Port-Saïd, dans le nord-est de l'Egypte, sont les plus meurtrières qu'ait connues ce pays en marge de matches de football, qui provoquent régulièrement des heurts entre supporteurs ou entre ces derniers et la police. Les jeunes "ultras", fans souvent violents des équipes de football, avaient activement participé, notamment au Caire, à la révolte populaire qui avait chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak début 2011.
Ce mouvement était à l'origine tourné essentiellement contre les policiers, accusés d'avoir fréquemment recours impunément à la violence, à la torture et aux exécutions extra-judiciaires. Depuis, la police est régulièrement soupçonnée de ne pas intervenir, sciemment, lors de heurts entre supporteurs, par vengeance. C'est ce qui s'est passé à Port-Saïd, selon les supporteurs d'Al-Masry et les avocats des jeunes accusés.
Sur 72 accusés au total, 40 autres ont écopé de peines allant de une à 15 années de prison. Et 21 ont été acquittés, dont sept responsables de la police. Les accusés ont été jugés coupables d'avoir participé, en février 2012, à des émeutes meurtrières à l'issue d'un match de Première Ligue remporté par le club de Port-Saïd, Al-Masry, contre les stars cairotes d'Al-Ahly.
Le tribunal a confirmé mardi ces peines capitales prononcées le 19 avril, après avoir recueilli l'avis non contraignant du mufti d'Egypte. Deux haut responsables de la police ont été condamnés à cinq ans de...


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