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Dernières Infos - Liban

Sleiman et le Futur mettent en garde contre le blocage du gouvernement

L'ancien président de la République libanaise, Michel Sleiman, ainsi que des députés du bloc du Futur, ont mis en garde mardi contre le blocage du gouvernement et dénoncé pour la énième fois la vacance à la présidence de la République.

"Le blocage a commencé avec la présidence", a estimé l'ancien chef de l’État, à l'issue de sa rencontre avec les députés du bloc du Futur, avec à leur tête Ahmad Fatfat, en présence du ministre de la Défense Samir Mokbel.

Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. La dernière séance électorale au Parlement ayant à nouveau échoué faute de quorum, un prochain scrutin a été fixé au 24 juin.

"La force du président ne réside pas au niveau de sa représentativité chrétienne, mais dans la volonté des musulmans qui veulent un président chrétien pour le Liban", a estimé M. Sleiman, critiquant de manière indirecte les propos du chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun, candidat à la présidence, qui affirmait récemment représenter 70% des chrétiens du pays. Le leader druze Walid Joumblatt avait pour sa part fait assumer aux chrétiens la responsabilité de la vacance à la présidence.

"Le blocage du gouvernement est extrêmement dangereux, de même que céder le pouvoir à l'armée n'est pas juste et contredit la démocratie", a poursuivi M. Sleiman. Le CPL a exprimé l'intention de vouloir bloquer toute décision gouvernementale, tant que de nouveaux responsables sécuritaires n'auront pas été nommés à la tête de l'armée et des Forces de sécurité intérieure (FSI). Cela a poussé le chef du gouvernement Tammam Salam à reporter sine die la prochaine séance du Conseil des ministres.

"Nous ne devons pas céder aux menaces de certaines parties", a insisté l'ancien chef de l’État, appelant à "assurer la couverture nécessaire à l'armée", au moment où elle est critiquée par le Hezbollah et ses alliés, dans son combat contre les jihadistes qui sévissent à la frontière avec la Syrie, notamment à proximité de la ville de Ersal, dans la Békaa.

Même son de cloche de la part du député Fatfat qui a exprimé son soutien à l’institution militaire et appelé à ne pas entraver le travail du gouvernement.

L'ancien président de la République libanaise, Michel Sleiman, ainsi que des députés du bloc du Futur, ont mis en garde mardi contre le blocage du gouvernement et dénoncé pour la énième fois la vacance à la présidence de la République.
"Le blocage a commencé avec la présidence", a estimé l'ancien chef de l’État, à l'issue de sa rencontre avec les députés du bloc du Futur, avec à leur tête Ahmad Fatfat, en présence du ministre de la Défense Samir Mokbel.
Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. La dernière séance électorale au Parlement ayant à nouveau échoué faute de quorum, un prochain scrutin a été fixé au 24 juin.
"La force du président ne réside pas au niveau de sa représentativité chrétienne, mais dans la volonté des musulmans qui veulent un président chrétien pour le Liban", a...