« À une époque où le va-et-vient des émissaires reprend vers le Liban et certaines autres capitales de la région en vue d'aider à régler la crise du vide présidentiel, certains s'obstinent à jouer le jeu du blocage qui menace aujourd'hui la cohésion gouvernementale. » Tel est le constat exprimé hier par le parti Kataëb, dans son communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire. « Le parti s'interroge sur le timing de cette escalade, sur son ampleur et sur sa signification », poursuit le texte, dans une claire allusion à l'action du Courant patriotique libre du général Michel Aoun. « Tout comme cette menace de recourir à la rue, à un moment où tous les efforts doivent se concentrer sur l'élection d'un président de la République avant septembre prochain, quand arrivera à expiration le mandat du commandant en chef de l'armée. C'est ainsi qu'on aura fait d'une pierre deux coups : mettre fin au vide présidentiel et donner au président de la République élu la possibilité de participer à la nomination du commandant en chef de l'armée », soulignent les Kataëb.
Liban
Les Kataëb critiquent l’escalade aouniste
OLJ / le 09 juin 2015 à 00h00

