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Économie - Commerce

Vers un traité de libre-échange entre 26 pays africains

Des hauts fonctionnaires de 26 pays d'Afrique de l'Est et du Sud ont commencé dimanche en Égypte à préparer un sommet des chefs d'État qui signeront dans trois jours un traité de libre-échange englobant la moitié orientale du continent, rapporte l'AFP.
L'ensemble regroupera les pays du Marché commun des États d'Afrique australe et de l'Est (Comesa), de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), soit plus de 625 millions d'habitants représentant plus de 1 000 milliards de dollars de PIB (900 milliards d'euros).
Couronnant cinq ans de négociations, un peu plus longues que prévu, le sommet de Charm el-Cheikh de mercredi signera l'acte de naissance de la Zone tripartite de libre-échange (Tripartite Free Trade Area – TFTA), ou la « Tripartite », un grand marché commun unissant 26 des 54 pays africains et créant un cadre pour aller vers des tarifs douaniers préférentiels.
Dimanche matin, dans cette station balnéaire située sur la mer Rouge dans le Sinaï égyptien, les hauts fonctionnaires des 26 pays ont entamé leurs travaux de préparation du sommet et les discussions pour mettre une touche finale au texte du traité, a rapporté un journaliste de l'AFP. « Le détail de nos discussions sera présenté demain lors de la réunion des ministres chargés du commerce », a expliqué à l'AFP Francis Mangeni, le directeur chargé du commerce au sein du Comesa.
Contrairement à l'Asie et à l'Europe, deux continents où les flux commerciaux s'opèrent majoritairement sur leurs propres marchés intérieurs, les pays africains souffrent toujours de lenteurs aux frontières et de formalités de douane plus importantes qu'ailleurs. De fait, seuls 12 % environ des échanges commerciaux en Afrique ont lieu entre pays du continent (contre 55 % en Asie et 70 % en Europe).
Avec la Tripartite, « l'Afrique va surprendre le monde », avait assuré la commissaire tchadienne au Commerce de l'Union africaine (UA), Fatima Haram Acyl, lors du Forum économique régional – le « Davos africain » – organisé la semaine dernière au Cap. « Nous allons enfin pouvoir bénéficier de notre propre marché commun continental », avait-elle affirmé.
Très hétérogènes, le Comesa, l'EAC et la SADC se chevauchent en partie. Du Cap au Caire, la « Tripartite » englobera l'Afrique du Sud et l'Égypte, les deux économies les plus développées du continent, mais aussi des pays dynamiques comme l'Éthiopie ou le Kenya. Le Nigeria sera en revanche le grand absent de cet organisme alors qu'il représente le premier PIB d'Afrique.

Des hauts fonctionnaires de 26 pays d'Afrique de l'Est et du Sud ont commencé dimanche en Égypte à préparer un sommet des chefs d'État qui signeront dans trois jours un traité de libre-échange englobant la moitié orientale du continent, rapporte l'AFP.L'ensemble regroupera les pays du Marché commun des États d'Afrique australe et de l'Est (Comesa), de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), soit plus de 625 millions d'habitants représentant plus de 1 000 milliards de dollars de PIB (900 milliards d'euros).Couronnant cinq ans de négociations, un peu plus longues que prévu, le sommet de Charm el-Cheikh de mercredi signera l'acte de naissance de la Zone tripartite de libre-échange (Tripartite Free Trade Area – TFTA), ou la « Tripartite », un grand marché...
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