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Moyen Orient et Monde - Irak-Syrie

Les jihadistes de l’EI aux portes de Hassaké

Des Syriens tentant de fuir les attaques aux barils explosifs lancés par l’armée loyaliste au nord de la ville d’Alep. Karam al-Masri/AFP

Le groupe État islamique (EI) ne se trouve plus qu'à 500 mètres de Hassaké, chef-lieu d'une province du Nord-Est syrien dont le contrôle est partagé entre le régime de Bachar el-Assad et les forces kurdes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La bataille pour Hassaké, commencée le 30 mai, s'est poursuivie hier à la périphérie sud et sud-est de la ville, limitrophes des quartiers tenus par le régime. En soirée, l'EI a fait exploser une voiture piégée près d'une position de l'armée dans le secteur sud, d'après l'OSDH qui n'a pas pu fournir de bilan dans l'immédiat. La veille, six jihadistes s'étaient fait exploser aux alentours de la ville à l'aide de véhicules piégés.
« Des familles dans ces quartiers (sud et sud-est) ont fui vers les secteurs kurdes dans le nord et l'ouest de la ville », a affirmé à l'AFP via Internet Arin Shekhmos, un militant de la province. « Ils ont peur de l'avancée de l'EI », a-t-il précisé, indiquant que le courant était coupé à Hassaké après la prise par le groupe jihadiste d'une station d'électricité.
Par ailleurs, dans le nord du pays, de nouveaux raids aériens du régime ont encore tué hier de nombreux civils : 17 dans la localité de Silqine (province d'Idleb) et 14 – pour moitié des enfants, dont quatre petits frères – dans deux localités de la province d'Alep, contrôlée en majorité par les rebelles, selon l'OSDH.
De son coté, le ministre syrien de la Défense, le général Fahad Djassim al-Freidj, s'est rendu, hier, auprès des soldats gouvernementaux près de Homs, à 150 km à l'ouest de la ville de Palmyre tombée le mois dernier aux mains des jihadistes de l'EI, a rapporté la télévision publique syrienne. « Il n'y a pas eu d'effondrement (de l'armée), pas de défaite psychologique, a-t-il assuré. L'armée a décidé de ne pas combattre l'EI dans Palmyre pour éviter des pertes civiles et protéger la cité antique. »
L'opposition syrienne en exil a, par ailleurs, rencontré hier à Istanbul le médiateur de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura. Dans un communiqué parvenu à l'AFP, le chef de cette coalition Khaled Khoja a appelé l'Onu « à faire pression sur le régime d'Assad pour qu'il revienne à la table des négociations après avoir entravé plusieurs initiatives internationales visant à trouver une solution en Syrie ».

Rencontre Obama/Abadi
En Irak, un quartier entier de la ville d'Haouidja (Nord) a été détruit par un raid aérien mené par la coalition anti-EI sous commandement américain, tuant des dizaines de personnes dont des civils, ont rapporté des témoins et une source au sein des services de sécurité. L'attaque menée mardi soir visait une installation utilisée par les jihadistes pour fabriquer des bombes. La première frappe a provoqué une série d'explosions en chaîne qui ont détruit tous les environs de ce quartier industriel. Habitants et services de sécurité ont fait état d'un bilan d'environ 70 tués. Dans un communiqué diffusé mercredi, la coalition a indiqué que l'attaque aérienne visait une installation destinée à fabriquer des explosifs.
Enfin, la Maison-Blanche a annoncé hier que le Premier ministre Haider al-Abadi et le président Obama auront un tête-à-tête en marge du sommet du G7, qui aura lieu dimanche et lundi en Allemagne.

(Sources : agences)

Le groupe État islamique (EI) ne se trouve plus qu'à 500 mètres de Hassaké, chef-lieu d'une province du Nord-Est syrien dont le contrôle est partagé entre le régime de Bachar el-Assad et les forces kurdes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La bataille pour Hassaké, commencée le 30 mai, s'est poursuivie hier à la périphérie sud et sud-est de la ville, limitrophes des quartiers tenus par le régime. En soirée, l'EI a fait exploser une voiture piégée près d'une position de l'armée dans le secteur sud, d'après l'OSDH qui n'a pas pu fournir de bilan dans l'immédiat. La veille, six jihadistes s'étaient fait exploser aux alentours de la ville à l'aide de véhicules piégés.« Des familles dans ces quartiers (sud et sud-est) ont fui vers les secteurs kurdes dans le nord et l'ouest de la ville », a...
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