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Moyen Orient et Monde

Brèves

« L'islamisme qui tue »
Philippot traîné en justice par le Qatar pour diffamation

Le Qatar a porté plainte pour diffamation contre le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui a accusé l'émirat de financer « l'islamisme qui tue » dans la foulée des attentats de janvier à Paris. « M. Philippot a de manière répétée et publiquement laissé entendre qu'il y avait un lien entre ces actes terroristes et l'État du Qatar, portant atteinte à la réputation du Qatar et de l'ensemble de ses citoyens », indique l'État qatari dans un communiqué. « L'État du Qatar n'a pas d'autre choix que de défendre son nom devant la justice française », ajoute-t-il. Le Qatar, qui sera représenté par Me Francis Spizner et Me Jean-Pierre Mignard, rappelle avoir condamné dans les heures qui ont suivi les attaques de janvier à Paris « ces actes dans les termes les plus vifs, affirmant son soutien à la France et sa solidarité avec les victimes ». « Le Qatar continue à le faire », ajoute-t-il. Sur Twitter, Florian Philippot a maintenu ses propos et en a appelé à la liberté d'expression. Contacté par Reuters, il note que les deux avocats qui représenteront le Qatar ont « des liens forts avec le PS et l'UMP » et se pose la question d'une éventuelle « collusion politique » avec le Qatar.

(Source : Reuters)

Sanctions
Moscou dénonce l'« absurdité » des critiques de l'UE concernant sa liste noire

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé hier « l'absurdité » de l'indignation des pays de l'Union européenne concernant la liste noire interdisant à 89 personnalités européennes d'entrer en Russie. « Je suis même gêné pour expliquer l'absurdité (...) d'une telle logique », a déclaré le chef de la diplomatie russe lors d'une conférence de presse. M. Lavrov a estimé que les mesures décrétées par Moscou étaient « proportionnées et même de moindre mesure par rapport aux sanctions unilatérales de l'UE ». « Ces sanctions concernent des personnalités qui ont activement soutenu un coup d'État, à la suite duquel les Russes en Ukraine ont subi des persécutions et des discriminations », a-t-il affirmé. Au total, 89 noms, dont ceux d'anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, critiques de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades. Moscou n'avait pas rendu publique l'existence de cette liste avant que les personnes concernées et les diplomaties européennes n'en dévoilent le contenu.

Environnement
Poursuite du marathon à Bonn pour un accord mondial sur le climat

La course pour parvenir à un accord mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique est relancée hier à Bonn (Allemagne) avec une session de négociations intermédiaires moins de 200 jours avant la conférence de Paris. La base de travail des délégations de 195 pays est un texte arrêté en février à Genève, qui est long – plus de 80 pages – et qui regorge d'options parfois redondantes ou contradictoires : d'où l'absolue nécessité de commencer à l'écrémer et le clarifier. « Si les parties les plus ambitieuses sont gardées, nous aurons un accord qui pourra promouvoir une transformation globale vers un futur vert, bas carbone et durable », estime dans un communiqué Mattias Södeberg, responsable à Bonn de la délégation d'ACT, une coalition qui regroupe des églises et des organisations de 140 pays. « Un tel accord sauverait des vies, limiterait les risques de conflits et soutiendrait la croissance et un développement durable », ajoute-t-il. Toutefois, avant d'arriver à un consensus sur les règles qui encadreront la lutte contre le réchauffement à partir de 2020, « le chemin est encore long », a souligné samedi dans la presse l'économiste britannique Nicholas Stern, qui plaide pour une réorientation massive des investissements dans des technologies et des infrastructures peu émettrices de CO2, le principal gaz à effet de serre.

Italie
Renzi sort fragilisé de l'épreuve des urnes

Les élections régionales et municipales partielles de dimanche en Italie ont constitué un avertissement pour le populaire Matteo Renzi. Le président du conseil est affaibli par les divisions de son parti et la progression du vote de protestation, du Mouvement 5 étoiles à la Ligue du Nord. Dans l'attente de résultats définitifs, selon des projections diffusées, hier, par la télévision publique RAI, le Parti démocrate (PD) de M. Renzi reste en tête mais avec seulement 23,7 % des suffrages, loin derrière les 40,1 % enregistrés lors des élections européennes il y a un an. Hier matin, les commentateurs relevaient l'affaiblissement relatif de M. Renzi : « Aujourd'hui, pour Renzi, il est plus difficile de gouverner », commentait le journal de centre-droit La Stampa, tandis que La Repubblica titrait : « Un stop pour Renzi. » Du côté de l'opposition, la progression de la Ligue du Nord, aux positions anti-européennes et souvent xénophobes, confirme la fin du règne de M. Berlusconi sur la droite italienne, aujourd'hui très éclatée. « La Ligue est l'alternative la plus sérieuse à Renzi aujourd'hui en Italie », a lancé Mattheo Salvini, président de la Ligue du Nord.

« L'islamisme qui tue »Philippot traîné en justice par le Qatar pour diffamation
Le Qatar a porté plainte pour diffamation contre le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui a accusé l'émirat de financer « l'islamisme qui tue » dans la foulée des attentats de janvier à Paris. « M. Philippot a de manière répétée et publiquement laissé entendre qu'il y avait un lien entre ces actes terroristes et l'État du Qatar, portant atteinte à la réputation du Qatar et de l'ensemble de ses citoyens », indique l'État qatari dans un communiqué. « L'État du Qatar n'a pas d'autre choix que de défendre son nom devant la justice française », ajoute-t-il. Le Qatar, qui sera représenté par Me Francis Spizner et Me Jean-Pierre Mignard, rappelle avoir condamné dans les heures qui ont suivi les attaques de...
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