- Nous avons les politiciens que nous méritons car nous n'apprenons pas les leçons du passé. D'ailleurs, n'ont-ils pas fait en sorte que nous soyons impuissants ? À moins d'une insurrection civile, quelle solution espérer ?
Antoine ISSA
- Au lieu de se focaliser sur la présidence de la République, les Libanais devraient se pencher auparavant sur un dossier nettement plus crucial pour le pays et son avenir : la révision de cette Constitution. Le temps, les malheurs, la paralysie des institutions, la formation presque impossible de gouvernements, le non-renouvellement de la classe politique, l'effondrement de l'économie, l'émigration des jeunes, l'injustice et j'en passe prouvent à quel point elle est bancale et inadaptée.
Il faudrait sans tarder confier les responsabilités à de réelles compétences en matières constitutionnelle, politique, éthique, sociale ;
et surtout choisir des représentants de la valeureuse société civile libanaise, surtout des indépendants, consciencieux et désintéressés, pour qu'enfin une nouvelle ossature, solide et moderne, soit donnée au Liban. Un Liban-nation où pourra naître une véritable citoyenneté.
Élie BARDAWIL
- Calamité ! Malédiction ! Fatalité ! Quoi que ce soit... malheureusement... le Liban est la victime, avant tout, de ses propres enfants.
L'expression de la libre analyse
- Et le majestueux fauteuil vacant... attend
Qu'on élise un président...
Couvert de poussière... il prend de l'âge
Soumis, nos politiciens n'osent pas tourner la page
Une torpeur lourde s'empare de leur raison
Le fauteuil, lui, de tout temps immobile, a peur de perdre sa mission
Leurs sentiments, leurs devoirs, leurs droits... tout s'enlise
Le fauteuil, lui, ressent le danger et craint la crise
Et le voilà, une nuit, qui s'écrie : « Députés ! Où êtes-vous ? Seriez-vous partis ?
Moi qui suis fait de bois je souffre de votre absence
Vous, dotés de raison, auriez-vous sombré dans l'inconscience ?
Si vous, humains, n'êtes plus à la hauteur
Ramassez les restes de votre dignité et laissez-moi gouverner parce que j'ai plus de cœur ! »
Hala NEHMÉ
- Je voudrais vous remercier d'abord, vous les journalistes de L'Orient-Le Jour, d'être toujours présents en nous donnant vos idées. Votre travail n'est pas facile avec les écervelés qui dirigent notre pays ! La seule chose qu'on puisse dire, c'est que les mêmes personnes qui nous ont conduits aux années de malheur, les mêmes personnes qui n'avaient pas pitié de nos enfants, de nos maris, ces mêmes personnes sont là pour nous faire souffrir de nouveau.
Seul un miracle est possible, sinon, c'est notre calvaire qui continuera jusqu'à la fin de nos jours.
Juliette
- Les anniversaires sont des moments de réjouissance, de commémoration et aussi parfois des constats d'impuissance comme le démontre cette première bougie qui marque une année entière avec un pays sans président, gouverné de surcroît par un Parlement dont la légitimité est contestable, menacé par une vacance encore plus inquiétante : celle d'une armée privée de chef. Dans ce pays où tout stagne sauf l'initiative privée, verrons-nous un jour une privatisation de l'État ? Le « moi ou personne » n'en serait-il pas un prémice ? À quand un réveil de cette majorité dite silencieuse ? Son silence n'est que trop assourdissant.
Dolly TALHAMÉ
- Au lieu de se focaliser sur la présidence de la République, les Libanais devraient se pencher auparavant sur un dossier nettement plus crucial pour le pays et son avenir : la révision de cette Constitution. Le temps, les malheurs, la paralysie des institutions, la formation presque impossible de gouvernements, le non-renouvellement de la classe politique, l'effondrement de l'économie, l'émigration des jeunes, l'injustice et j'en passe prouvent à quel point elle est bancale et inadaptée.Il faudrait sans tarder confier les responsabilités à de réelles compétences en matières...

