La grande majorité des Iraniens veut la paix avec le reste du monde, a assuré mardi le président Hassan Rohani en défendant les négociations nucléaires actuellement en cours avec les grandes puissances.
"Malgré une petite minorité qui parle haut et fort, la grande majorité de la population est favorable à la paix, à la réconciliation et l'entente constructive avec le monde", a lancé M. Rohani lors d'un discours à Shahriyar, à l'ouest de Téhéran, retransmis à la télévision d'Etat.
L'Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont engagés depuis près de deux ans dans des négociations en vue de résoudre le dossier nucléaire de Téhéran.Les Occidentaux, qui soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, veulent garantir le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange de la levée des sanctions internationales qui étouffent l'économie. Les deux parties ont signé un accord-cadre le 2 avril et se sont attelés à la rédaction d'un texte d'accord qui doit être conclu d'ici le 30 juin.
Le bien-fondé des négociations avec les grandes puissances, approuvées par le guide suprême iranien l'ayatollah Khamenei, fait l'objet d'un consensus au sein de la population et de la classe politique iraniennes. Mais une partie des conservateurs critiquent les concessions faites aux Occidentaux pour limiter l'étendue du programme nucléaire. "Nous sommes déterminés à régler nos problèmes avec le monde par la logique, l'argumentation et la négociation", a assuré M. Rohani, affirmant que "l'équipe, très forte, de négociateurs nucléaires fait chaque jour des pas sérieux pour réaliser les droits de la nation".
Lors d'une séance à huis clos au Parlement dimanche, des députés ultraconservateurs ont violemment critiqué le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif et son vice-ministre Abbas Araghchi, qui mènent les négociations nucléaires avec les grandes puissances. Ils leur reprochaient notamment d'avoir accepté le principe des inspections par des experts étrangers des sites militaires, ce qu'a refusé catégoriquement l'ayatollah Khamenei.
M. Araghchi a par la suite expliqué que l'équipe de négociateurs avait refusé ces inspections, faisant la distinction avec les procédures d'"accès réglementé" à des sites non-nucléaires dans le cadre du protocole additionnel au Traité de non prolifération que l'Iran s'est engagé à appliquer.
La demande de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit être justifiée et les pays peuvent encadrer strictement les prélèvements effectués par les experts pour vérifier la présence de matières radioactives suspectes, a-t-il dit lundi soir à la télévision d'Etat.
"Si un tel accès réglementé fait partie des inspections interdites par le guide suprême, nous nous soumettons. Je ne crois pas que ce soit le cas", a déclaré M. Araghchi, demandant aux hauts responsables du pays et au Parlement de trancher la question.
Pour sa part, Mohammad Javad Zarif a affirmé que l'Iran et les grandes puissances débutaient mardi à Vienne "une nouvelle étape de la rédaction du texte final" de l'accord, la qualifiant de "processus très difficile".
"Malgré une petite minorité qui parle haut et fort, la grande majorité de la population est favorable à la paix, à la réconciliation et l'entente constructive avec le monde", a lancé M. Rohani lors d'un discours à Shahriyar, à l'ouest de Téhéran, retransmis à la télévision d'Etat.
L'Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont engagés depuis près de deux ans dans des négociations en vue de résoudre le dossier nucléaire de Téhéran.Les Occidentaux, qui soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique, veulent garantir le caractère exclusivement pacifique...


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