La Chine s'est déclarée mercredi "profondément préoccupée" par l'inculpation par la justice américaine de six Chinois, dont des professeurs d'université, pour espionnage économique et vol de secrets commerciaux dans la téléphonie mobile aux Etats-Unis.
"La Chine est profondément préoccupée par cette affaire, dont nous vérifions les détails. Le gouvernement chinois s'assurera d'un plein respect des droits et intérêts des citoyens chinois dans les échanges bilatéraux", a déclaré Hong Lei, un porte-parole de la diplomatie chinoise.
M. Hong n'a pas souhaité répondre à la question de savoir si ces inculpations seraient susceptibles d'avoir des conséquences sur les relations commerciales sino-américaines.
Les six hommes, dont trois universitaires en Chine, sont accusés d'avoir dérobé des technologies d'Avago Technologies et de Skyworks Solutions, deux entreprises américaines de semi-conducteurs, selon l'acte d'inculpation communiqué mardi par le ministère américain de la Justice. L'un des professeurs, Zhang Hao, a été arrêté samedi à son arrivée aux Etats-Unis, à l'aéroport de Los Angeles, et écroué lundi après une première comparution devant une juge de Californie.
Les cinq autres, placés sous mandat d'arrêt international, se trouveraient toujours en Chine, selon un porte-parole du ministère de la Justice américain. "Cette affaire démontre à quel point les Etats-Unis s'engagent à protéger du vol les secrets commerciaux des entreprises américaines et leurs informations brevetées", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat Jeffrey Rathke. "L'espionnage économique est quelque chose que nous prenons très au sérieux", a-t-il souligné.
L'objectif de ce complot, qui remonterait à 2006, était de voler les secrets commerciaux d'Avago, basée en Californie (ouest), et de Skyworks, basée dans le Massachusetts (nord-est), en particulier leurs technologies dites FBAR utilisées dans les téléphones portables pour filtrer les signaux et accroître leur performance.
Selon les Américains, cette opération était organisée sous la supervision de responsables de l'Université de Tianjin, une des universités clés du ministère chinois de l'Education, via une entreprise écran dans les Îles Caïmans, pour le compte d'une structure en Chine, ROFS Microsystems, qui devait fabriquer ces technologies.
Contacté par l'AFP, un employé du département de la propagande de l'Université de Tianjin a assuré mercredi que l'établissement n'avait "rien à voir avec des faits d'espionnage".
"La Chine est profondément préoccupée par cette affaire, dont nous vérifions les détails. Le gouvernement chinois s'assurera d'un plein respect des droits et intérêts des citoyens chinois dans les échanges bilatéraux", a déclaré Hong Lei, un porte-parole de la diplomatie chinoise.M. Hong n'a pas souhaité répondre à la question de savoir si ces inculpations seraient susceptibles d'avoir des conséquences sur les relations commerciales sino-américaines.
Les six hommes, dont trois universitaires en Chine, sont accusés d'avoir dérobé des technologies d'Avago...


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