L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a réclamé mardi à la Tunisie une enquête sur la mort "suspecte" d'un détenu qui avait accusé la police de l'avoir torturé lors d'une précédente arrestation.
"Abdelmajid Ejday est mort le 13 mai au siège de la Garde nationale (gendarmerie) à Sidi Bouzid (centre-ouest). Il avait porté plainte pour torture quatre semaines auparavant contre des policiers de la même région qui l'avaient arrêté en février", a indiqué l'ONG basée à New York.
Le ministère de l'Intérieur avait indiqué dans un communiqué que Abdelmajid Ejday avait été arrêté le 12 mai pour le vol d'un camion et qu'il s'était suicidé par pendaison le lendemain. Selon le ministère, une enquête a été ouverte. Son frère, Riyadh Ejday, a affirmé à HRW ne pas avoir été autorisé à le voir le jour de son arrestation puis avoir reçu un coup de fil de la part d'un inconnu le 13 mai lui disant d'aller au siège de la Garde nationale. Une fois là-bas, "la police avait déjà envoyé le corps de son frère dans un hôpital de Sfax".
Le rapport d'autopsie indique "que la mort a été causée par asphyxie suite à la pendaison. Le rapport décrit aussi des blessures au cuir chevelu et des ecchymoses" sur les épaules et la cuisse droite, selon l'ONG.
"Les autorités tunisiennes doivent mettre au clair ce qui est arrivé à Abdelmajid Ejday", a dit HRW en réclamant une enquête "transparente, crédible (...) et impartiale".
"La torture par des policiers de suspects en détention reste un problème en Tunisie", affirme l'organisation, en rappelant avoir alerté sur deux autres morts suspectes en détention depuis 2013, celles de Walid Denguir et Mohamed Ali Snoussi.
Le rapporteur des Nations unies sur la torture, Juan E. Méndez, avait affirmé l'an dernier que cette pratique largement répandue sous le dictateur Zine El Abidine Ben Ali persistait en Tunisie malgré la volonté affichée des autorités d'y mettre fin.
"Abdelmajid Ejday est mort le 13 mai au siège de la Garde nationale (gendarmerie) à Sidi Bouzid (centre-ouest). Il avait porté plainte pour torture quatre semaines auparavant contre des policiers de la même région qui l'avaient arrêté en février", a indiqué l'ONG basée à New York.
Le ministère de l'Intérieur avait indiqué dans un communiqué que Abdelmajid Ejday avait été arrêté le 12 mai pour le vol d'un camion et qu'il s'était suicidé par pendaison le lendemain. Selon le ministère, une enquête a été ouverte. Son frère, Riyadh Ejday, a affirmé à HRW ne pas avoir été...


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