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Liban - Diplomatie

Ali Akbar Velayati à Beyrouth, pour une coopération au sein de la « moumanaa », et au-delà...

Le conseiller du guide suprême iranien pour la politique étrangère, l'ancien chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Velayati, a effectué hier une tournée officielle au Liban, incluant le Grand Sérail, Aïn el-Tiné et Rabieh.

M. Velayati, hier, en compagnie du président de la Chambre. Photo Ani

Le conseiller du Guide suprême iranien (l'ayatollah Ali Khamenei) pour la politique étrangère, Ali Akbar Velayati, a entamé hier une visite officielle au Liban, placée sous le signe des « relations bilatérales privilégiées, renforcées par la lutte commune contre le jihadisme et le sionisme ».
Il a précisé le cadre de sa visite dès son arrivée à l'aéroport, où il a été reçu par un responsable du mouvement Amal, Khalil Hamdane, représentant le président de la Chambre, le député Ali Moqdad, représentant le secrétaire général du Hezbollah, l'ambassadeur d'Iran, Mohammad Fateh-Ali, et un grand nombre de dignitaires et de personnalités. L'ancien chef de la diplomatie iranienne a expliqué aux médias le but direct de sa visite, à savoir « prendre part aux travaux de clôture de la conférence internationale des ulémas pour la Palestine qui se tient à Beyrouth » (à laquelle il a participé en milieu d'après-midi). Il a précisé dans ce cadre que « la République islamique d'Iran reste profondément convaincue de la primauté de la cause palestinienne dans le monde islamique ».

Unifier les efforts
Mais M. Velayati a surtout lié sa visite à la « lutte contre les groupes fondamentalistes, au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen, ce qui exige de nous tous, aussi bien la République islamique que les États islamiques et arabes amis et frères, d'unifier nos efforts et d'échanger nos points de vue pour anéantir ce phénomène étrange que constitue le fondamentalisme takfiriste ».
Il a ensuite mis l'accent sur « la profondeur des relations fraternelles libano-iraniennes, aussi bien officielles que populaires, incluant toutes les communautés libanaises ». Il a néanmoins répondu par la négative à la question de savoir s'il comptait promouvoir une initiative iranienne pour le déblocage de la présidentielle. « Nous pensons que la résolution des problèmes politiques en suspens au Liban ne concernent que les Libanais. Nous sommes entièrement confiants que le Liban frère parviendra au final, grâce à sa démocratie, à trouver l'issue adéquate et la solution susceptible de combler la vacance présidentielle. » Il a encore souligné que « l'histoire récente a démontré la capacité du Liban à surmonter tous les problèmes politiques, par sa force et son unité. Nous sommes confiants qu'il y parviendra cette fois, et nous n'épargnerons aucun effort pour soutenir ce pays frère ».

« Le président Salam apprécie la politique iranienne »
C'est dans le cadre des « concertations sur les événements régionaux », qu'il a situé ses « négociations constructives et fructueuses avec le Premier ministre Tammam Salam ». Il n'a pas manqué d'ailleurs de saluer « la profonde sagesse du Premier ministre dans la gestion des problèmes. Le président Salam avait d'ailleurs exprimé, en dehors de notre rencontre, la profonde appréciation qu'il porte pour le rôle constructif de la République islamique d'Iran en tant qu'ami du Liban, y compris au niveau régional ».
À Aïn el-Tiné, où il avait entamé sa visite, M. Velayati a évoqué une nouvelle fois l'existence de « relations solides et stratégiques entre nos deux pays ». Insistant sur « la coopération politique, à la lumière des développements régionaux et internationaux », le diplomate iranien a repris presque dans son intégralité le discours qu'il avait tenu au Grand Sérail concernant la coopération contre le takfirisime. Il a exprimé sa profonde joie « de voir le peuple libanais, ses leaders politiques et ses élites parvenir à joindre leurs efforts pour protéger l'unité du Liban, en résistant, d'une part, à l'occupation israélienne et, de l'autre, aux forces takfiristes fanatiques et obscurantistes qui visent le Liban ». Il n'a pas manqué de saluer dans ce cadre « le rôle vital, efficace et constructif du président Berry à la tête de la Chambre ».

« Victoire au Qalamoun »
Il a surtout valorisé la lutte conjointe du Hezbollah et du régime en Syrie. « C'est avec une immense fierté que nous observons, depuis plusieurs jours, de nouveaux accomplissements et des victoires que la résistance libanaise a pu réaliser, côte à côte avec l'armée syrienne, dans la lutte contre les groupes armés takfiristes dans la région de Qalamoun ». Selon lui, ces combats « conduisent à renforcer l'axe de la résistance et de la moumanaa, non seulement en Syrie et au Liban, mais dans la région dans son ensemble ». Il a souhaité que « cette coopération s'élargisse à toutes les forces de la moumanaa dans tous les pays visés par le fanatisme et le terrorisme, afin d'écraser les forces obscurantistes dans la région ». Il a également souhaité que « certains États de la région renoncent à l'appui et au parrainage des forces du mal, que ce soit au Liban ou en Syrie, de manière à initier un retour à la paix en Syrie et au Liban ».
À une question sur la réunion de Riyad pour le Yémen, il a répondu en réitérant la position iranienne, qui avait été exprimée clairement par le secrétaire général du Hezbollah. « L'Arabie étant partie au conflit yéménite, le dialogue doit se tenir sur un terrain neutre, dans un pays qui ne soit pas impliqué dans le conflit. L'initiative d'une solution politique peut être parrainée par une organisation internationale, comme l'Onu, à condition, toutefois, que cessent les raids saoudiens monstrueux qui visent des citoyens innocents et non armés au Yémen. »
En milieu d'après-midi, le diplomate s'est recueilli sur la sépulture de Imad Moghniyé, à Ghobeiri, où il a déposé une couronne de fleurs.
En début de soirée, il s'est entretenu, à Rabieh, avec le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun. Il s'est abstenu de tout commentaire à l'issue de sa visite.

Le conseiller du Guide suprême iranien (l'ayatollah Ali Khamenei) pour la politique étrangère, Ali Akbar Velayati, a entamé hier une visite officielle au Liban, placée sous le signe des « relations bilatérales privilégiées, renforcées par la lutte commune contre le jihadisme et le sionisme ».Il a précisé le cadre de sa visite dès son arrivée à l'aéroport, où il a été reçu par un responsable du mouvement Amal, Khalil Hamdane, représentant le président de la Chambre, le député Ali Moqdad, représentant le secrétaire général du Hezbollah, l'ambassadeur d'Iran, Mohammad Fateh-Ali, et un grand nombre de dignitaires et de personnalités. L'ancien chef de la diplomatie iranienne a expliqué aux médias le but direct de sa visite, à savoir « prendre part aux travaux de clôture de la conférence internationale...
commentaires (6)

Superbe la manchette de l'OLJ : "Ali Akbar Velayati à Beyrouth, pour une coppération au sein de la "moumanaa". hahaha... "moumanaa" de son..........

Halim Abou Chacra

12 h 56, le 19 mai 2015

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Commentaires (6)

  • Superbe la manchette de l'OLJ : "Ali Akbar Velayati à Beyrouth, pour une coppération au sein de la "moumanaa". hahaha... "moumanaa" de son..........

    Halim Abou Chacra

    12 h 56, le 19 mai 2015

  • LE CORBEAU... ET LE RENARD...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 47, le 19 mai 2015

  • Ne trouvez vous pas bizarre que les pays qui veulent nous soumettre deviennent tous le "Frere" la "Soeur"... Il ne nous manquerai plus qu'Erdogan demande a être la grand-mère et que la France se rappelle de sa maternité! Je me demande même parfois qui est-ce qui va qui va s'avancer pour nous épouser!!! 7elo 3an ....na!!!!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 41, le 19 mai 2015

  • Aujourd'hui, suite au bouleversement des Printanières arabes, l'Islam tant orthodoxe sunnite qu’hétérodoxe chïïte se retrouve à un de ces croisements où bifurque l'histoire. Est-il irrémédiablement condamné à la fusion du politique et du religieux qui, si elle perdure, annonce mille nouveaux conflits épouvantables ? Ou sera-t-il assez sûr de lui pour imaginer une reconfiguration des relations entre la cité de l’homme et le "Firdaoûs" de cet allâhlàh ? La 2ème alternative n'implique nullement sa régression. Mais plutôt son redéploiement sur un terrain autonome qui ne peut que l'apaiser en facilitant sa relation, antagoniste, avec le politique. Après tout, la chrétienté a dû assumer un tel redéploiement. Et, malgré quelques velléités réactionnaires et rétrogrades qui s'apparentent plutôt à un prurit, elle ne s'en trouve pas si mal. En tout cas, certains pensent plutôt qu'il existe dans cet islam qui fait si peur une solide classe moyenne, mais celle éduquée et ouverte au monde bien sûr qui ne demande qu'à s'émanciper par rapport à tout ce qui est retors et archaïque. Et à précipiter une évolution qui ferait d'elle un contrepoids à cet islamisme à la fois bigot, dévot et pas très, très clair au sujet du terrorisme tant chïïitique takfiriste fakkihiste que sunnitique jihadiste. Que l’on en accepte l'augure, et que certainz-ébaubiz puînéz-et niais cessent de voler vers "cet Orient pas si compliqué que ça" avec leurs idées fausses surely simplettes, courtes et fixes !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 47, le 19 mai 2015

  • Quelques phrases méritent d'être comment♪0es: - "nous n'épargnerons aucun effort pour soutenir ce pays frère". Qu'il cesse donc d'entretenir, armer, financer et commander chez nous cette milice illégale, principal obstacle au rétablissement de l'Etat dans le pays. - "écraser les forces obscurantistes dans la région".aurait-il l'intention de passer à l'opposition dans son pays et d'y combattre le Khomeynisme? - " que certains États de la région renoncent à l'appui et au parrainage des forces du mal, que ce soit au Liban ou en Syrie". Ainsi l'Iran va cesser son soutien au Hezbollah? Excellente nouvelle!

    Yves Prevost

    08 h 16, le 19 mai 2015

  • "Il a également souhaité que « certains États de la région renoncent à l'appui et au parrainage des forces du mal, que ce soit au Liban ou en Syrie, de manière à initier un retour à la paix en Syrie et au Liban. »" ! Pourquoi insiste-t-il ce type à dire que le Liban lui aussi, comme la Syrie, n'est pas en paix ! Qu'il laisse ce pays tranquille, et qu'il lui fiche la paix ! L'äamâh, encore un Mauvais Œil !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 17, le 19 mai 2015

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