Le cheikh salafiste Salem Rafeï, membre du Comité des ulémas musulmans, a pris part vendredi à une manifestation organisée à Tripoli (Liban-nord) pour dénoncer le verdict prononcé par le Tribunal militaire à l'encontre de l'ancien ministre libanais Michel Samaha, rapportent des médias locaux.
M. Samaha a été condamné jeudi à quatre ans et demi de prison par le Tribunal militaire après avoir été reconnu coupable d'avoir planifié des attentats au Liban en 2012. Comme l'année judiciaire est de neuf mois et qu'il avait été arrêté en août 2012, M. Samaha devrait être libéré à la fin de l'année. Ce verdict a été largement contesté, tant par la famille de l'accusé, qui le juge trop sévère, que par ses détracteurs politiques, qui l'estiment trop léger.
"Si les autorités judiciaires ne rendent pas justice aux jeunes sunnites détenus, les rebelles syriens viendront à notre secours, a prévenu le cheikh Rafeï. Ils nous doivent cela, car nous les avons aidés en envoyant nos combattants à leurs côtés contre l'oppression" du régime syrien.
Le cheikh salafiste a en outre appelé à juger de manière équitable et rapide les détenus islamistes dans les geôles libanaises, un grand nombre d'entre eux étant issus de Tripoli ou d'autres villes du Liban-nord.
"Si justice n'est pas rendue, les sunnites ne se tairont désormais plus", a martelé le cheikh Rafeï. Il a également appelé à manifester dimanche place des Martyrs au centre-ville de Beyrouth, afin de réclamer l'accélération des jugements des détenus islamistes.
M. Samaha a été condamné jeudi à quatre ans et demi de prison par le Tribunal militaire après avoir été reconnu coupable d'avoir planifié des attentats au Liban en 2012. Comme l'année judiciaire est de neuf mois et qu'il avait été arrêté en août 2012, M. Samaha devrait être libéré à la fin de l'année. Ce verdict a été largement contesté, tant par la famille de l'accusé, qui le juge trop sévère, que par ses détracteurs politiques, qui l'estiment trop léger.
"Si les autorités judiciaires ne rendent pas justice...


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