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Moyen Orient et Monde - Yémen

L’Onu appelle à respecter la trêve fragile

De petites filles, hier, dans une maison traditionnelle de Sanaa. Mohammed Huwais / AFP

L'émissaire de l'Onu au Yémen a exhorté hier les parties en conflit à respecter la trêve fragile dans le pays, entrée en vigueur mardi soir, alors que la coalition a indiqué avoir choisi la retenue en dépit de violations du cessez-le-feu commises par les rebelles houthis.
Ainsi, à l'issue de sa première mission à Sanaa depuis sa nomination en avril, l'émissaire de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmad s'est dit « très inquiet des violations de la trêve humanitaire ». Il a exhorté tous les protagonistes à « respecter strictement la cessation des opérations militaires pour la période convenue de cinq jours afin de faciliter l'aide humanitaire tant nécessaire ». Chargé de relancer la recherche d'une solution politique au Yémen, il a indiqué avoir rencontré à Sanaa des dirigeants de partis politiques et des représentants de la société civile, et avoir l'intention de poursuivre ses consultations pour assurer un « retour à un dialogue entre les Yéménites ».

Crise avec l'Iran
Hier, le gouvernement yéménite a annoncé le rappel de son chargé d'affaires à Téhéran Abdallah al-Sirri pour protester contre les « ingérences et le soutien de l'Iran » aux houthis, a indiqué à l'AFP le bureau de presse de M. Hadi installé à Riyad. Tout en reconnaissant soutenir politiquement les houthis, les autorités iraniennes ont toujours nié armer les rebelles.
Mercredi, le ministre yéménite des Affaires étrangères Riyad Yassine a accusé l'Iran d'avoir envoyé au Yémen un bateau d'aide humanitaire sans l'« accord des autorités légitimes », allant jusqu'à dire que son gouvernement examinait « une rupture des relations diplomatiques avec l'Iran ». Téhéran a finalement dit s'être coordonné avec l'Onu pour décharger dans un port yéménite sa cargaison d'aide.

Distribution difficile
Le conflit a provoqué une grave crise humanitaire avec des coupures d'eau et d'électricité, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant et de médicament. La mobilisation de pays arabes, avec un doublement à 540 millions de dollars de l'aide saoudienne et l'envoi de dizaines de tonnes de médicaments et de vivres du Qatar et du Koweït, laisse espérer une opération de secours massive. Un avion d'aide de Médecins sans frontières et un autre de l'Onu ont atterri à l'aéroport international de Sanaa, où les vols ont repris progressivement après la réparation des dégâts, selon un responsable.
Mais la distribution de l'aide pose problème en certains endroits. Un chef local des pro-Hadi, Ali al-Ahmadi, s'est alarmé de l'absence de toute aide à Aden, la capitale du Sud, où « aucune cargaison n'est arrivée depuis le début de la trêve ».
Près de Dhaleh, plus au nord, les houthis ont confisqué huit camions de vivres destinés à des commerçants, selon un responsable local.

(Source : AFP)

L'émissaire de l'Onu au Yémen a exhorté hier les parties en conflit à respecter la trêve fragile dans le pays, entrée en vigueur mardi soir, alors que la coalition a indiqué avoir choisi la retenue en dépit de violations du cessez-le-feu commises par les rebelles houthis.Ainsi, à l'issue de sa première mission à Sanaa depuis sa nomination en avril, l'émissaire de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmad s'est dit « très inquiet des violations de la trêve humanitaire ». Il a exhorté tous les protagonistes à « respecter strictement la cessation des opérations militaires pour la période convenue de cinq jours afin de faciliter l'aide humanitaire tant nécessaire ». Chargé de relancer la recherche d'une solution politique au Yémen, il a indiqué avoir rencontré à Sanaa des dirigeants de partis politiques et des...
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