Rechercher
Rechercher

Sport - Football - Ligue Des Champions

La « Vieille Dame » et la montagne...

Les grands clubs ne meurent jamais ! Juve-Barça : une finale déjà mythique.

Douze ans après, la Juventus Turin a « refait le coup » au Real Madrid en se qualifiant aux dépens du tenant du titre pour la finale de la Ligue des champions, où l'attend désormais un immense défi face au FC Barcelone, tombeur du Bayern Munich et grandissime favori. Rendez-vous est donc pris le 6 juin à Berlin pour l'épilogue de cette édition, qui confirme d'abord la renaissance du Barça, mais sonne également le retour au tout premier plan de la Juve, dernier grand nom d'un championnat italien en déclin et auteur face au Real d'un très grand exploit.
Même si sa dernière demi-finale de C1, justement face au Real Madrid, avait tourné en sa faveur en 2003, déjà avec Gianluigi Buffon dans ses cages, la « Vieille Dame » n'était cette fois pas favorite face à la bande de Cristiano Ronaldo, qui ambitionnait de devenir la première équipe depuis l'AC Milan (1989 et 1990) à conserver son trophée. La Juventus Turin est donc revenue en finale de la Ligue des champions, après une longue traversée du désert, le scandale du Calciopoli, la 2e division et une patiente politique de reconstruction. Elle disputera ainsi sa huitième finale de C1 (deux sacres en 1985 et 1996).
L'artisan de ce renouveau ? Antonio Conte, l'entraîneur qui allait ramener la « Vieille Dame » sur le trône d'Italie. Surnommé « le marteau » pour sa capacité à enfoncer ses préceptes tactiques dans le crâne de ses joueurs à coups d'exercices cent fois répétés, Conte décroche trois scudetti d'affilée, battant en 2014 le record de points en série A : 102 ! La direction du club a également eu du nez pour remplacer l'idole Conte. Arrivé sous les sifflets, Massimiliano Allegri est entré plus profondément encore dans les cœurs « juventini ».

Un obstacle infranchissable ?
Adoubé par l'accolade fair-play de sa victime, Carlo Ancelotti, Allegri rejoint la cohorte des techniciens italiens finalistes. Reste maintenant à gagner et améliorer le pauvre ratio du club en finale de C1, cinq défaites pour deux succès. Mais avec le Barça, c'est une montagne qui lui fera face, sur laquelle viennent de se briser les ambitions de titre du Bayern Munich. « Battre le Barça semble impossible, mais c'est une chose de l'affronter en deux matches, une autre de le jouer en un match sec, dit Allegri. Ils ont des joueurs stratosphériques, mais nous sommes conscients de nos possibilités et nous devons jouer cette finale en étant convaincus de pouvoir ramener la Coupe. » Car la Juve est en route pour le triplé, comme le Barça. Ainsi vont les grands clubs... qui ne meurent jamais !
« Le seul moyen pour le battre (Barcelone) est de le priver de ballon », a quant à lui estimé l'entraîneur du Bayern, Pep Guardiola, qui a échoué à damer le pion à son ancienne équipe dont il a façonné les préceptes aujourd'hui savamment entretenus par Luis Enrique. Mais cette tactique semble impossible à appliquer pour la Juventus et la difficulté sera immense pour les Italiens, même avec le retour de Paul Pogba. Après son exploit face au Real, il en faudra donc à la Juve un autre, plus grand encore, pour perturber la marche en avant de ce Barça, qui vise un 5e sacre et qui n'a jamais perdu une finale de Ligue des champions avec Messi dans ses rangs.

La malédiction du vainqueur
Depuis 25 ans, la couronne change de tête : le Real Madrid, tombé mercredi devant la Juventus en demi-finale, a succombé à son tour à la malédiction du vainqueur sortant et va devoir se remobiliser pour la saison prochaine. Il faut sans doute un destin favorable pour parvenir, comme l'AC Milan, à remporter deux fois d'affilée la C1, une performance qu'aucune équipe n'a égalé dans la version moderne de la compétition (depuis 1993).
L'an dernier, le sacre du Real n'avait tenu qu'à un improbable retournement de situation. Pas de miracle en revanche mercredi, le Real ayant trop gâché offensivement pour se qualifier. Euphorique il y a un an après la « Decima », la 10e C1 de l'histoire du Real, l'exigeant public merengue a déchanté cette fois. Certes, la « Maison blanche » devrait achever la saison avec une Supercoupe d'Europe et un Mondial des clubs en poche, mais cela semble insuffisant dans un club qui visait ouvertement la Liga et la « Undecima » (11e C1).
Après cette défaite, le président du Real, Florentino Perez, n'a rien dit sur l'avenir de l'entraîneur Carlo Ancelotti. De même, des points d'interrogation demeurent autour de certains joueurs pris en grippe par une partie du stade Bernabeu. Bref, l'été s'annonce agité dans les coulisses du club, où les transferts « galactiques » servent souvent à compenser les déceptions sportives.
(Source : AFP)

Douze ans après, la Juventus Turin a « refait le coup » au Real Madrid en se qualifiant aux dépens du tenant du titre pour la finale de la Ligue des champions, où l'attend désormais un immense défi face au FC Barcelone, tombeur du Bayern Munich et grandissime favori. Rendez-vous est donc pris le 6 juin à Berlin pour l'épilogue de cette édition, qui confirme d'abord la renaissance du Barça, mais sonne également le retour au tout premier plan de la Juve, dernier grand nom d'un championnat italien en déclin et auteur face au Real d'un très grand exploit.Même si sa dernière demi-finale de C1, justement face au Real Madrid, avait tourné en sa faveur en 2003, déjà avec Gianluigi Buffon dans ses cages, la « Vieille Dame » n'était cette fois pas favorite face à la bande de Cristiano Ronaldo, qui ambitionnait de devenir...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut