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Économie - Indicateurs

La consommation chinoise se tasse encore

La production industrielle chinoise a timidement accéléré en avril, mais les ventes au détail ont continué de se tasser, selon des indicateurs gouvernementaux décevants qui confirment les difficultés de la deuxième économie mondiale, en dépit des récents coups de pouce de Pékin. Les ventes au détail, baromètre des dépenses des ménages, ont progressé de 10 % le mois dernier, à leur plus bas rythme depuis neuf ans, a annoncé hier le Bureau national des statistiques (BNS), un ralentissement notable par rapport à la hausse de 10,2 % enregistrée en mars. Le chiffre d'avril s'inscrit à rebours de l'anticipation médiane de 42 analystes interrogés par l'agence Bloomberg News, qui tablaient sur une nette accélération (+10,4 %). Une illustration, sur fond de tensions déflationnistes persistantes, d'une consommation chinoise déprimée, incapable de prendre le relais d'une demande extérieure en berne.
De façon symptomatique, les exportations chinoises ont trébuché en avril (-6,4 % sur un an) pour le deuxième mois consécutif, tandis que les importations se repliaient pour le sixième mois d'affilée. La production industrielle chinoise a fait un peu mieux en avril, avec une progression de 5,9 % sur un an, a également indiqué le BNS mercredi. Difficile cependant de parler d'embellie : c'est certes mieux que la hausse de 5,6 % constatée le mois précédent, mais la reprise reste inférieure à ce qu'espéraient les experts consultés par Bloomberg News.
Les experts se montrent partagés sur l'origine de ce sursaut industriel, entre impact des assouplissements monétaires à répétition et simple contrecoup après les distorsions des mois précédents, dus au décalage calendaire du Nouvel An lunaire. Mais tous s'accordent à décrire une conjoncture encore très fragile. L'activité manufacturière s'est d'ailleurs à nouveau nettement contractée en Chine en avril, selon un indicateur
publié par HSBC.
Les investissements en capital fixe ont gonflé de 12 % sur un an pour la période janvier-avril, un essoufflement plus marqué qu'attendu. Le géant asiatique voit des piliers traditionnels de son économie – les exportations, le secteur de la construction et l'immobilier – s'effriter inexorablement. « L'économie chinoise évolue toujours dans des marges acceptables », a insisté cependant mercredi Sheng Laiyun, porte-parole du BNS. « Des éléments positifs continuent d'émerger et de se compléter pour soutenir la croissance », a-t-il remarqué, notant le boom du commerce en ligne ou l'essor des investissements du secteur privé.
De fait, Pékin vante volontiers ses efforts de « rééquilibrage » destinés à doper la consommation, l'innovation et les services, au détriment de l'industrie lourde, des encombrants monopoles des groupes d'État et des investissements peu productifs.
(Source : AFP)

La production industrielle chinoise a timidement accéléré en avril, mais les ventes au détail ont continué de se tasser, selon des indicateurs gouvernementaux décevants qui confirment les difficultés de la deuxième économie mondiale, en dépit des récents coups de pouce de Pékin. Les ventes au détail, baromètre des dépenses des ménages, ont progressé de 10 % le mois dernier, à leur plus bas rythme depuis neuf ans, a annoncé hier le Bureau national des statistiques (BNS), un ralentissement notable par rapport à la hausse de 10,2 % enregistrée en mars. Le chiffre d'avril s'inscrit à rebours de l'anticipation médiane de 42 analystes interrogés par l'agence Bloomberg News, qui tablaient sur une nette accélération (+10,4 %). Une illustration, sur fond de tensions déflationnistes persistantes, d'une consommation...
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