Le ministre libanais de l’Éducation Elias Bou Saab a dénoncé mercredi l'atmosphère tendue lors du Conseil des ministres qui planchait notamment sur la question du budget de l'année 2015.
"Les précédents Conseils se sont déroulés de manière cordiale et excellente, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui, a souligné M. Bou Saab, dans des propos rapportés par la LBCI. La situation est au bord du gouffre, et que personne ne nous mette au défi". Les tensions portent principalement sur une autre question que celle du budget, à savoir celle de la nomination de nouveaux chefs des services de sécurité.
A l'ombre de la vacance de la présidence depuis le 25 mai 2014, il est impossible de nommer de nouveaux chefs sécuritaires, le président de la République bénéficiant de cette prérogative. Toutefois, le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun s'y oppose, et menace de retirer ses ministres du gouvernement, au cas où le mandat des responsables en question est prorogé. M. Bou Saab est proche de la formation de M. Aoun.
Le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a de son côté estimé qu'"il y avait suffisamment de temps d'ici la date limite, afin de traiter la question des nominations au sein des Forces de sécurité intérieure". Le ministre de la Justice Achraf Rifi a pour sa part affirmé que "nous allons bientôt proposer des nominations, et en cas d'échec, nous irons vers une prorogation des mandats en question". Le ministre de la Santé Waël Bou Faour a, lui, souhaité qu'on "éloigne le dossier des nominations des dissensions politiques, estimant que le sujet devrait être débattu au sein du gouvernement, et non à travers les médias".
Lundi, le Conseil des ministres a approuvé plusieurs points du deuxième chapitre du projet de budget, quelques jours après avoir approuvé le premier. Aucun budget n'a pu être adopté par les gouvernements libanais successifs depuis 2006. Cette année, c'est sur la question de l'inclusion des montants de la nouvelle grille des salaires dans le secteur public au projet de budget que bute jusqu'à présent le gouvernement.
"Les précédents Conseils se sont déroulés de manière cordiale et excellente, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui, a souligné M. Bou Saab, dans des propos rapportés par la LBCI. La situation est au bord du gouffre, et que personne ne nous mette au défi". Les tensions portent principalement sur une autre question que celle du budget, à savoir celle de la nomination de nouveaux chefs des services de sécurité.
A l'ombre de la vacance de la présidence depuis le 25 mai 2014, il est impossible de nommer de nouveaux chefs sécuritaires, le président de la République bénéficiant de cette prérogative. Toutefois, le chef du Courant...


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